Des chercheurs réduisent l'incertitude des mesures de biréfringence cosmique

Des scientifiques dirigés par Fumihiro Naokawa ont mis au point une nouvelle méthode pour mesurer plus précisément la biréfringence cosmique, une rotation subtile de la polarisation du fond diffus cosmologique. Leur analyse indique que l'angle de biréfringence pourrait dépasser l'estimation précédente de 0,3 degré en raison de l'ambiguïté de la phase. Ces résultats, publiés dans Physical Review Letters, pourraient permettre de sonder la nouvelle physique liée à la matière noire et à l'énergie noire.

La biréfringence cosmique fait référence à une faible rotation observée dans la polarisation du fond diffus cosmologique (CMB), la rémanence du Big Bang. Des études récentes ont détecté cet effet, potentiellement lié à des particules telles que les axions, par le biais du signal de corrélation EB du CMB. Les mesures précédentes ont permis d'établir l'angle de rotation à environ 0,3 degré, mais des incertitudes subsistaient en raison d'une ambiguïté de phase semblable aux aiguilles d'une horloge, où des angles tels que 0,3, 180,3 ou 360,3 degrés semblent identiques sans contexte supplémentaire. Fumihiro Naokawa, doctorant à la Graduate School of Science de l'université de Tokyo, et Toshiya Namikawa, professeur associé à l'Institut Kavli pour la physique et les mathématiques de l'univers (Kavli IPMU), ont quantifié cette incertitude pour la première fois. Leur article, intitulé "nπ Phase Ambiguity of Cosmic Birefringence", paraît dans Physical Review Letters (2026 ; 136(4), DOI : 10.1103/6z1m-r1j5). Naokawa explique : "Comme une horloge, le CMB que nous pouvons observer n'est que dans son état actuel. Par conséquent, des angles de rotation tels que 0,3 degré, 180,3 degrés et 360,3 degrés ne devraient pas être distingués. Cela signifie que l'angle de biréfringence présente une ambiguïté de phase de 180 degrés". L'équipe a conçu une technique utilisant la forme détaillée du signal de corrélation EB pour résoudre cette ambiguïté, révélant potentiellement un angle réel plus important. Cette avancée affecte également les mesures de corrélation EE utilisées pour déterminer la profondeur optique de l'univers, ce qui incite à revoir les estimations antérieures sur la réionisation cosmique. Dans une étude complémentaire, également publiée dans Physical Review Letters (DOI : 10.1103/srfg-9fdy), Naokawa a proposé de vérifier la biréfringence au moyen de galaxies radio alimentées par des trous noirs supermassifs afin d'atténuer les erreurs des télescopes. Les futures missions telles que l'observatoire Simons et LiteBIRD devraient en bénéficier, en améliorant les tests de la physique violant la parité.

Articles connexes

De nouvelles simulations informatiques indiquent qu'un faible signal radio des âges sombres de l'univers primitif pourrait transporter des traces détectables de matière noire. Des chercheurs d'universités japonaises prédisent des variations dans ce signal de 21 centimètres qui pourraient révéler les propriétés de cette substance invisible. Des télescopes radio lunaires pourraient bientôt capter ces échos pour sonder les mystères cosmiques.

Rapporté par l'IA

Des scientifiques de l’Université de Chicago ont utilisé la lentille gravitationnelle faible pour cartographier la matière noire et l’énergie noire sur une vaste région du ciel, confirmant le modèle cosmologique standard. En analysant des images d’archives de télescopes, l’équipe a étendu les mesures des formes de galaxies, résolvant les débats sur la croissance des structures cosmiques. Leurs résultats alignent les observations de l’univers proche avec les données de l’univers primitif issues du fond diffus cosmologique.

Une équipe internationale d'astronomes a trouvé des preuves que la matière autour des trous noirs supermassifs a évolué sur des milliards d'années, remettant en question des hypothèses de longue date. Les observations des quasars montrent une relation changeante entre les émissions ultraviolette et rayons X depuis l'univers primitif jusqu'à nos jours. Cette découverte, menée par des chercheurs de l'Observatoire national d'Athènes, suggère que les environnements des trous noirs ne sont pas statiques à travers l'histoire cosmique.

Rapporté par l'IA

Les chercheurs ont exploité l'intrication quantique pour relier des atomes à travers l'espace, atteignant une précision inédite dans la mesure de quantités physiques. En séparant des nuages d'atomes intriqués, l'équipe a amélioré la détection des champs électromagnétiques. Cette avancée pourrait affiner les horloges atomiques et les capteurs de gravité.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser