La députée Evair de Melo (PP-ES) affirme que la levée des vetos de Lula sur le projet de licences environnementales n'est pas une représaille contre le gouvernement pour la nomination de Jorge Messias à la STF. Le gouvernement défend le maintien des vetos, en insistant sur les évaluations techniques et les risques climatiques. La session du Congrès, convoquée par Davi Alcolumbre, pourrait se dérouler dans un climat de tensions politiques.
La levée des vetos du président Luiz Inácio Lula da Silva sur le projet assouplissant les règles de licences environnementales est vue par certains comme une représaille à la nomination du procureur général Jorge Messias à la STF, au détriment de Rodrigo Pacheco (PSD-MG). Cependant, la députée Evair de Melo (PP-ES), de la bancada ruraliste, dément tout lien. «Nous n'entrerons même pas dans le fond [du discours] car il n'a aucune base. Cette agenda est de longue date, elle n'a rien à voir avec le moment actuel du gouvernement, rien à voir avec la catastrophe qu'a été la COP», déclare Melo.
Le président du Congrès Davi Alcolumbre (União Brasil-AP) a convoqué une session sur les vetos pour mardi (25), incluant ceux sur les licences, dans une défaite annoncée pour le gouvernement. Il y a eu une tentative de vote avant la COP30 à Belém (PA), mais les leaders du gouvernement l'ont retardée. Les alliés d'Alcolumbre voient les vetos comme faisant partie d'un «paquet de mesquineries» lié à la nomination de Messias.
En août, Lula a veté 63 points du texte, présentant un nouveau projet et une mesure provisoire pour la Licence Environnementale Spéciale (LAE), qui priorise les projets via un conseil politique et pourrait favoriser l'exploration pétrolière dans la Foz do Amazonas. Le gouvernement a publié un communiqué défendant les vetos : «Les vetos ont été établis sur la base d'évaluations techniques et juridiques rigoureuses, avec la participation de la communauté scientifique et des contributions de divers secteurs sociétaux.» L'administration met en avant des catastrophes comme Mariana, Brumadinho et les récentes au Paraná et Rio Grande do Sul, ainsi que la récente COP30, pour éviter des reculs environnementaux.
Melo argue que la levée apportera «plus d'agilité, de sécurité juridique», en respectant les prérogatives environnementales, en se concentrant sur la bureaucratie pour créer des emplois. La session n'est cependant pas assurée en raison du manque d'accord et du faible quorum à Brasília. Le gouvernement réaffirme sa volonté de dialogue pour des solutions équilibrées.