La 62e édition du Salon international de l’agriculture s’est ouverte le 21 février 2026 à Paris, sans la présence des bovins en raison de la dermatose nodulaire contagieuse. Emmanuel Macron a inauguré l’événement sous une protection policière renforcée, au milieu de tensions avec certains syndicats qui ont boycotté sa visite. L’ambiance était décrite comme calme et aseptisée, marquée par l’absence des sons et odeurs habituels des animaux.
Le Salon international de l’agriculture (SIA), en sa 62e édition, a ouvert ses portes le 21 février 2026 au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Pour la première fois, l’événement se déroule sans bovins dans le hall 1, en raison de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC). La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a indiqué qu’aucun cas n’avait été détecté depuis le 2 janvier, marquant la fin de l’épidémie en France, bien que la maladie reste sous surveillance.
Emmanuel Macron est arrivé vers 8h30, accompagné d’un imposant dispositif de sécurité. L’accès au hall 1 a été partiellement bouclé une partie de la matinée, obligeant les visiteurs à emprunter un chemin détourné. Au lieu du traditionnel petit déjeuner avec les syndicats, le président a tenu des entretiens bilatéraux avec la FNSEA et la Coordination rurale, tandis que la Confédération paysanne et la Coordination rurale ont boycotté l’inauguration. Stéphane Galais, porte-parole de la Confédération paysanne, a déclaré : « Nous ne voulons pas être les pantins du show présidentiel annuel. Il est indécent de jouer le jeu dans une vitrine fantoche ».
Des membres de la Coordination rurale ont tenté de perturber la déambulation présidentielle, sans succès en raison de la sécurité renforcée. L’absence des vaches a transformé l’ambiance : « C’est très aseptisé, on n’entend pas le meuglement des veaux ou les cloches des races montagnardes », a noté un observateur. Emmanuel Macron s’est félicité de la victoire contre la DNC : « On peut se féliciter d’être en train de gagner le combat durablement contre la dermatose. Depuis le début de l’année, on n’a plus de cas de DNC ». Il a appelé à l’unité : « Ce sont des moments où tout le monde doit être derrière la ferme française, ça n’est pas un moment de division (…) c’est un moment où l’unité doit prévaloir ».
Stéphane Travert, président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, a regretté : « C’est tristounet, ça ne sent pas la vache et il n’y a pas de bruits ». Un hologramme de la vache égérie Biguine, de race Brahman originaire de Martinique, a remplacé la présence animale réelle. Ces tensions s’inscrivent dans un contexte de défiance syndicale, exacerbée par des accords comme celui avec le Mercosur.