Le clan Sena entre dans la phase des peines dans le procès du féminicide Strzyzowski

À l’audience de fixation des peines pour le féminicide de Cecilia Strzyzowski, les défenses du clan Sena ont demandé l’annulation du verdict pour contamination médiatique et réclamé des expertises médicales pour influencer les sentences. Le procureur Martín Bogado a rejeté les demandes, affirmant qu’elles ne relèvent pas de cette phase. Le procès à Chaco reprend jeudi pour déterminer les peines.

Le féminicide de Cecilia Strzyzowski, survenu en juin 2023 dans la province de Chaco, a choqué la société argentine et suscité des appels à la justice. Le 15 novembre 2025, un jury populaire a déclaré coupables les membres du clan Sena : César Sena comme auteur de l’homicide doublement aggravé par la relation et la violence de genre, ses parents Emerenciano Sena et Marcela Acuña comme participants nécessaires, Fabiana González et Gustavo Obregón pour dissimulation aggravée, et Gustavo Melgarejo pour dissimulation simple.

À l’audience de fixation des peines de mercredi 26 novembre, menée par la Deuxième Chambre pénale, les défenses ont cherché à annuler le verdict. L’avocate de César Sena, Celeste Segovia, a argué : « ce fut un processus marqué par des vices, une exposition médiatique incontrôlée et une série d’irrégularités qui ont entaché l’impartialité du jury. Un procès contaminé ne peut produire une sentence valide ». Les avocats d’Emerenciano Sena et Marcela Acuña se sont joints, citant la stigmatisation et les pressions sociales.

Le procureur Martín Bogado a rejeté la nullité, déclarant : « Toute attaque contre le processus de délibération ne relève pas de cette audience de peines et doit être écartée. Les défenses ne présentent aucune preuve concrète de prétendues pressions sur le jury ». Par ailleurs, les défenses ont demandé des expertises psychiatriques pour César Sena, gérées par Gabriela Tomljenovic, qui a requis une commission médicale complète pour évaluer son état mental actuel et rétrospectif, en référence à des soins psychologiques antérieurs.

Pour Emerenciano Sena, Ricardo Osuna a demandé son dossier médical carcéral. La défense de Marcela Acuña, Celeste Ojeda, a soumis des rapports sur un cancer de l’ovaire, un anévrisme cérébral, des nodules, un infarctus et une hyperthyroïdie, réclamant une commission pour une possible détention à domicile selon l’article 10 du Code pénal et l’article 33 de la loi 24.660. Bogado a insisté : « Ce n’est pas le moment de discuter de détentions à domicile ».

La juge Dolly Fernández tranchera sur ces preuves. L’audience reprend jeudi à 9 h et pourrait s’étendre jusqu’à vendredi, avec des peines attendues allant de la perpétuité à des termes moindres, clôturant l’une des affaires les plus médiatiques du Chaco.

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