Le Sénat kényan examine un projet de loi de révision constitutionnelle qui interdirait aux anciens gouverneurs de comté de se présenter à des sièges de député (MP) ou de conseiller de comté (MCA) pendant les cinq années suivant leur départ de leurs fonctions. La mesure vise à permettre la conclusion des processus de responsabilisation sans interférence. Les auditions publiques sont prévues pour le 30 avril à Nairobi.
Le projet de loi de révision de la Constitution du Kenya de 2026 (Projet de loi du Sénat n° 7 de 2026) a été lu pour la première fois au Sénat le 26 mars et renvoyé à la Commission permanente de la justice, des affaires juridiques et des droits de l'homme.
Le projet de loi stipule que cette interdiction permettrait de mener à terme les processus de responsabilisation en cours liés à l'administration et à la gestion financière d'un gouverneur. "Interdire aux anciens gouverneurs de comté de se présenter aux élections permettra à tout processus de responsabilisation en cours... d'être mené à terme", indique le texte.
Il souligne également les conflits d'intérêts potentiels si les anciens gouverneurs rejoignent immédiatement le Sénat ou les assemblées de comté. "Les organes de contrôle disposeraient ainsi d'un temps adéquat pour mener des enquêtes... sans interférence de la part de l'ancien gouverneur de comté", ajoute le projet.
La participation du public comprendra des soumissions orales lors d'auditions qui se tiendront le jeudi 30 avril à partir de 9h à l'amphithéâtre du Centre de conférences international Kenyatta (KICC) à Nairobi. Les mémorandums écrits doivent être soumis d'ici le 8 mai à 17h via le bureau du greffier du Sénat ou par courrier électronique.