Le parlement suédois a approuvé lundi une législation permettant aux autorités de révoquer les permis de séjour des immigrés jugés coupables de mauvaise conduite, dans le cadre d'efforts plus larges pour répondre aux préoccupations liées à la criminalité et à l'immigration.
La nouvelle loi permet à l'Agence suédoise des migrations d'examiner les permis détenus par les résidents actuels et ceux en attente, qui ont des liens avec des groupes extrémistes, des dettes impayées ou un emploi non déclaré. Les décisions peuvent faire l'objet d'un recours devant le tribunal des migrations. Le ministre des Migrations, Johan Forssell, a déclaré que quiconque ne fait pas l'effort de bien agir ne devrait pas compter sur le fait de pouvoir rester. Des groupes de défense des droits de l'homme, dont l'organisation Civil Rights Defenders basée à Stockholm, ont critiqué la mesure, la qualifiant d'arbitraire car elle permet une révocation fondée sur des comportements non criminels. Le parlement a également adopté une loi connexe sur le signalement, exigeant que certains fonctionnaires notifient la police lorsqu'ils rencontrent des immigrés en situation irrégulière.