Le Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF) a révoqué la décision de l'INE de rejeter une plainte concernant les sigles CSP utilisées par l'organisation Construyendo Sociedades de Paz pour s'enregistrer comme parti politique. Cette mesure vise la coïncidence avec les initiales de la présidente Claudia Sheinbaum Pardo. Le TEPJF a instruit l'INE d'analyser l'affaire en profondeur et d'appliquer des mesures de précaution temporaires.
Le 20 février, la Chambre supérieure du Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la Fédération (TEPJF), à l'unanimité, a révoqué le rejet prononcé par l'Unité technique de contentieux électoral (UTCE) de l'Institut national électoral (INE) concernant une plainte déposée par la présidente Claudia Sheinbaum Pardo. La plainte conteste l'usage des sigles «CSP» par l'organisation Construyendo Sociedades de Paz, qui cherche à se constituer en parti politique national et qui correspondent aux initiales de la présidente. L'INE avait auparavant rejeté des mesures de précaution obligeant l'organisation à changer de nom ou à éviter ces sigles, se limitant à un examen formel sans évaluer les préjudices potentiels aux droits de tiers. Le TEPJF, sur proposition du magistrat Felipe Alfredo Fuentes Barrera, a critiqué ce manque d'analyse complète et a ordonné à l'INE de statuer sur tous les éléments de la plainte, y compris la demande de précautions. À titre de mesure de précaution, l'organisation doit utiliser son nom complet et s'abstenir d'utiliser «CSP» jusqu'à décision de l'INE. Il s'agit de la troisième tentative du Parti Encuentro Social (PES) pour devenir un parti, dirigée par le député plurinominal de Morena, Hugo Éric Flores. La présidente Sheinbaum, lors de sa conférence de presse matinale du vendredi précédent, a déclaré : «Comment une organisation peut-elle utiliser les sigles de la présidente ? [...] Cela ne peut pas être utilisé.» Elle a assuré que le gouvernement fédéral utilisera tous les recours légaux pour empêcher le PES d'utiliser ses initiales dans cette nouvelle entité. Le TEPJF a souligné que sa résolution ne préjuge pas du fond de l'affaire, qui incombe à l'INE de trancher en première instance.