Trois policiers sud-africains ont appelé les parlementaires à les protéger en tant que lanceurs d'alerte révélant des crimes au sein de leur force. Ils ont formulé cette demande lors d'un témoignage devant un comité ad hoc enquêtant sur la corruption et les ingérences dans le système judiciaire. Les officiers ont mis en avant le besoin de protection contre les représailles de leurs supérieurs.
Lors d'un témoignage marquant le 4 février, le colonel Darius Ramolobe et les capitaines Edwin Malatjie et Samuel Ramalepe se sont présentés devant le comité ad hoc du Parlement. Ce comité examine les allégations d'infiltration criminelle, de corruption et d'ingérence politique dans le système de justice pénale, particulièrement au sein du Service de police sud-africain (SAPS). Les officiers, qui sont des lanceurs d'alerte, ont exhorté les parlementaires à garantir leur sécurité tandis qu'ils révèlent des activités illégales parmi leurs collègues. Le capitaine Malatjie a insisté sur l'urgence d'une protection contre les représailles des supérieurs, notant qu'une décision judiciaire antérieure les avait reconnus comme lanceurs d'alerte mais n'avait pas prévu de mesures de protection adéquates. « La cour a conclu dans son jugement que nous sommes des lanceurs d'alerte. Mais ce jugement est insuffisant pour nous protéger », a déclaré Malatjie. Il a fait valoir que les appels publics à dénoncer les crimes sont en contradiction avec les poursuites judiciaires engagées contre ceux qui y répondent, créant une incohérence manifeste. Les officiers réclament des mesures formelles pour les protéger, leur permettant de poursuivre leurs révélations sans crainte. Cette demande intervient dans le cadre d'enquêtes plus larges sur les dysfonctionnements du SAPS, incluant des rapports de malversations ignorés et le ciblage des critiques internes. Le travail du comité vise à remédier aux problèmes systémiques, mais les préoccupations des officiers soulignent les risques persistants pour ceux qui défient le statu quo au sein des forces de l'ordre.