Cour à se prononcer sur le recours contre la citation à comparaître de la Commission Madlanga

La Haute Cour de Johannesburg doit rendre son jugement le 5 février 2026 concernant la demande urgente de l'homme d'affaires Suleiman Carrim pour éviter de témoigner devant la Commission Madlanga. La commission argue que l'octroi d'un soulagement entraverait sa capacité à contraindre des témoins dans son enquête sur la corruption au sein des services de police sud-africains. Carrim affirme que la commission a violé les principes d'équité en le ciblant spécifiquement.

La Commission Madlanga, présidée par le juge à la retraite Mbuyiseli Madlanga, enquête sur des allégations de criminalité, d'ingérence politique et de corruption au sein des agences d'application de la loi sud-africaines. Cette enquête découle des affirmations du commissaire de police du KwaZulu-Natal, le lieutenant-général Nhlanhla Mkhwanazi, selon lesquelles des hauts responsables ont conspiré pour entraver des enquêtes sur des syndicats criminels. L'homme d'affaires Suleiman Carrim, lié à l'ANC, fait face à des accusations d'avoir accepté 2,5 millions de rands (R2,5 million) pour aider Vusimuzi « Cat » Matlala à obtenir des paiements d'un contrat de 360 millions de rands (R360 million) avec le Service de police sud-africain (SAPS), qui a ensuite été annulé. Carrim a introduit une demande urgente auprès de la Haute Cour de Johannesburg pour empêcher la commission d'exiger sa déclaration ou son témoignage oral tant qu'elle ne respecte pas les règlements et les règles. Dans une partie séparée de sa demande, il cherche à contester la décision de la commission de le désigner comme personne impliquée, arguant qu'elle viole l'équité constitutionnelle prévue à la section 12. Carrim soutient que les actions de la commission ont commencé le 29 octobre 2025 par une notification exigeant une déclaration sous serment d'ici le 6 novembre. Ses avocats ont demandé des transcriptions, recevant des messages WhatsApp et un lien vers plus de 2 500 pages de documents le 5 novembre, suivi d'une lettre vague le 14 novembre alléguant une mauvaise conduite. Une citation à comparaître est arrivée le 23 janvier 2026, incitant à sa demande du 26 janvier. La commission rejette l'urgence comme auto-créée et un abus de procédure, notant que Carrim a tardé malgré des mois de connaissance. Elle avertit qu'un soulagement intérimaire pourrait retarder les procédures au-delà de la date limite du 16 mars et encourager des contestations similaires. « Les interdits intérimaires peuvent être, ont été et continuent d'être abusés », déclare la commission dans ses documents judiciaires. Carrim argue que la commission doit observer scrupuleusement la justice naturelle, car ses conclusions pourraient endommager des réputations et mener à des actions judiciaires. « Le rapport de la commission peut exposer des personnes à des poursuites pénales ou civiles », dit-il. Si le tribunal statue contre lui, le président Madlanga a indiqué que les preuves de Carrim procéderont sans déclaration préalable, rendant les audiences plus laborieuses en raison de ses retards.

Articles connexes

Dramatic courtroom illustration of South African inquiry into alleged police corruption and drug cartel infiltration.
Image générée par IA

Audiences révèlent des liens présumés avec un cartel de drogue dans la police sud-africaine

Rapporté par l'IA Image générée par IA

Deux enquêtes parallèles en Afrique du Sud ont mis au jour une profonde méfiance et des allégations de corruption au sein des forces de l'ordre, découlant de revendications sur l'infiltration d'un cartel de drogue dans la police et la politique. Des figures clés comme l'ancien ministre Bheki Cele et Vusimuzi Matlala font l'objet d'un examen sur leurs transactions financières, tandis que la dissolution d'une équipe spéciale soulève des questions sur la protection de criminels. La Commission Madlanga doit soumettre un rapport intérimaire cette semaine, bien qu'il reste confidentiel.

Cette semaine, la Commission Madlanga et le comité ad hoc du Parlement ont entendu des témoignages explosifs sur la corruption présumée de la police liée à des cartels criminels et sur la dissolution controversée de l'Équipe spéciale sur les assassinats politiques. Les témoins ont détaillé des accords illégaux, des interférences dans les opérations et des menaces, tandis que les responsables ont défendu leurs actions au milieu d'enquêtes en cours. Les audiences ont mis en lumière une infiltration profonde des forces de l'ordre par la criminalité organisée.

Rapporté par l'IA

Le chef du National Crime Intelligence sud-africain, Dumisani Khumalo, a témoigné que presque tous les policiers du Gauteng travaillent pour un cartel criminel connu sous le nom de Big Five. Il a fait ces déclarations lors d'une audience du comité ad hoc parlementaire le 15 janvier 2026, soulignant l'infiltration dans les forces de l'ordre, la politique et la sécurité privée. Khumalo a également accusé des officiers supérieurs d'ingérence et de contrainte pour produire des rapports sur la dissolution d'équipes spéciales.

La députée des Economic Freedom Fighters, Leigh-Ann Mathys, a exprimé son soutien à la citation à comparaître de l’enquêteur privé Paul O’Sullivan et de l’homme d’affaires du North West, Brown Mogotsi, pour qu’ils comparaissent devant la Commission ad hoc du Parlement sur les préoccupations de sécurité nationale. La commission a décidé de cette mesure après que les deux individus aient indiqué qu’ils ne seraient pas disponibles aux dates de témoignage prévues. Mathys a également exigé un rapport sur la convocation d’O’Sullivan au milieu d’allégations de menaces et d’incapacitation de la commission.

Rapporté par l'IA

L'Enquête sur les cas de la Commission vérité et réconciliation entendra vendredi les arguments oraux des avocats de l'ancien président Jacob Zuma sur les raisons pour lesquelles la présidente, la juge Sisi Khampepe, devrait se retirer. Zuma a demandé sa récusation fin de l'année dernière, arguant que ses rôles passés la rendent inadaptée à diriger la commission. Ses allégations incluent des conflits potentiels avec d'anciens collègues et des accusations de conduite inappropriée.

Le ministre de la Police mis sur la touche Senzo Mchunu a témoigné devant la Commission Madlanga le 2 décembre 2025, défendant sa décision de dissoudre la National Political Killings Task Team comme une étape inévitable pour une unité intérimaire. Il a soutenu que l'équipe, créée en 2018, n'était pas destinée à être permanente et avait fonctionné de manière irrégulière après 2022. Ce témoignage intervient au milieu d'allégations d'ingérence politique et de liens avec des figures criminelles.

Rapporté par l'IA

Le premier du Nord-Ouest Lazarus Mokgosi a démenti les accusations d'ingérence dans une nomination municipale, les qualifiant de campagne de dénigrement politique. Il a fait ces déclarations en témoignant devant un comité provincial enquêtant sur les allégations. Les accusations proviennent d'un incident survenu en 2023 concernant un rapport sur l'embauche d'un gestionnaire municipal.

 

 

 

Ce site utilise des cookies

Nous utilisons des cookies pour l'analyse afin d'améliorer notre site. Lisez notre politique de confidentialité pour plus d'informations.
Refuser