Le président américain Donald Trump a rejeté une proposition de Vladimir Poutine visant à transférer l'uranium enrichi iranien vers la Russie, selon le média Axios. Cette offre, formulée lors d'un appel téléphonique cette semaine, s'inscrivait dans un accord plus large pour mettre fin au conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Le président américain Donald Trump a décliné une offre présentée par son homologue russe Vladimir Poutine lors d'un entretien téléphonique cette semaine. Selon le site d'information Axios, la proposition consistait à transférer l'uranium enrichi détenu par l'Iran vers la Russie, dans le cadre d'un plan visant à clore la guerre opposant Washington et Tel-Aviv à Téhéran. Ni la Maison-Blanche ni le Kremlin n'ont commenté cette information.
Un responsable américain cité par Axios a expliqué que cette idée n'était pas nouvelle et avait déjà été rejetée par le passé. «Ce n’est pas la première fois que cette offre est faite. Elle n’a pas été acceptée. La position américaine est que nous devons nous assurer de l’approvisionnement en uranium», a-t-il déclaré. Il a ajouté que Trump reste ouvert aux négociations, mais uniquement pour des accords avantageux : «Le président parle à tout le monde - Xi, Poutine, les Européens - et il est toujours prêt à conclure un accord. Mais il faut que ce soit un bon accord. Le président ne conclut pas de mauvais accords.»
Cette proposition fait écho à des initiatives similaires avancées par Moscou lors des négociations nucléaires de mai dernier, avant les frappes américano-israéliennes sur les sites iraniens en juin, et dans les semaines précédant le conflit actuel. L'Iran avait alors repoussé l'idée d'un transfert, préférant diluer son uranium sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Axios indique que l'Iran possède environ 450 kilogrammes d'uranium enrichi à 60 %, un stock suffisant pour produire plus de dix bombes nucléaires. Neutraliser ou capturer cette réserve constitue un objectif clé pour les États-Unis et Israël. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a évoqué plusieurs options, y compris une cession volontaire par Téhéran, lors d'une conférence de presse vendredi. «Ils n’étaient pas disposés à le faire lors des négociations. Je ne dirai jamais à ce groupe ni au monde ce que nous sommes prêts à faire ni jusqu’où nous sommes prêts à aller, mais nous avons des options, c’est certain», a-t-il affirmé. Des discussions sur l'envoi de forces spéciales pour sécuriser l'arsenal nucléaire ont également été rapportées. Trump, interrogé par Fox News Radio, a minimisé l'urgence : «Nous ne nous concentrons pas là-dessus pour le moment, mais cela pourrait changer à un moment donné».