Le président Donald Trump s'apprête à prononcer son premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat mardi soir, confronté à de faibles taux d'approbation et à des revers récents. Le discours, qui débutera à 21h ET, mettra en avant les accomplissements de l'administration et de nouvelles propositions politiques sur l'abordabilité. Les démocrates prévoient des réponses critiquant l'approche du président sur des sujets comme l'immigration et la politique étrangère.
Le président Donald Trump s'adressera à une session conjointe du Congrès au Capitole américain le 24 février 2026, marquant le premier discours sur l'état de l'Union de son second mandat. Trump a qualifié le discours de long, déclarant lundi : « Ce sera un long discours car nous avons tant de choses à dire ». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que le président mettra en avant le bilan de l'administration, y compris les réalisations économiques, et esquissera un programme pour rendre le rêve américain plus accessible aux classes populaires. De nouvelles annonces incluent des « engagements de protection des payeurs de tarifs », obligeant les entreprises technologiques construisant des centres de données gourmands en énergie à payer plus pour l'électricité afin d'éviter des hausses de prix dans les communautés locales. Le discours intervient au milieu de défis importants. Des sondages récents montrent une désapprobation généralisée : un sondage NPR/PBS News/Marist révèle que 55 % des Américains estiment que Trump change le pays en pire, tandis qu'un sondage Washington Post/ABC News/IPSOS rapporte 60 % d'opinions négatives globales, avec 57 % désapprouvant sa gestion économique et 64 % sur les tarifs douaniers. Un sondage NPR indique que 60 % disent que le pays est pire qu'il y a un an. Trump maintient une division partisane, avec un fort soutien républicain mais une désapprobation de la plupart des démocrates et indépendants, dont l'approbation est tombée à 26 % dans un sondage CNN. Les enjeux clés incluent une décision de la Cour suprême 6-3 du 20 février invalidant l'utilisation par Trump de pouvoirs d'urgence pour les tarifs, qu'il a qualifiés d'« antipatriotiques et déloyaux » de la part de juges qu'il a nommés. Trump a promis de nouveaux tarifs sous d'autres lois malgré les préoccupations sur les coûts plus élevés. L'application de l'immigration suscite des critiques après que des agents fédéraux ont investi des villes comme Minneapolis et Chicago, où des agents ont abattu deux citoyens américains il y a quelques semaines. L'administration blâme l'ancien président Joe Biden pour la crise d'abordabilité, même plus d'un an dans le mandat de Trump. Les invités incluent l'équipe masculine de hockey olympique des États-Unis, récente médaillée d'or, et un couple bénéficiant de la loi One Big Beautiful Bill Act, qui permet des déductions sur les pourboires et les revenus d'heures supplémentaires. Trump honorera également les « Familles Anges » affectées par des crimes commis par des immigrants sans papiers. Les démocrates sont divisés : certains boycotteront en signe de protestation, d'autres amèneront des survivants des abus de Jeffrey Epstein, notant qu'une enquête NPR a trouvé des documents supprimés alléguant l'implication de Trump. Les réponses officielles incluent celle de la gouverneure de Virginie Abigail Spanberger et celle de la représentante Summer Lee pour le Parti des familles ouvrières, qui a qualifié ce moment d'autoritarisme et insisté sur la nécessité de s'attaquer aux coupes au NIH et à l'USAID, et à une potentielle guerre non autorisée avec l'Iran. À l'approche des élections de mi-mandat de novembre, les républicains voient dans ce discours une occasion d'énerger leur base sur des thèmes comme l'identification des électeurs et des propositions économiques, tandis que le stratège républicain Mike Ricci a conseillé de se concentrer sur la lutte pour les Américains ordinaires.