Les membres du Congrès américain sont revenus à Washington cette semaine après deux semaines de pause, face à un agenda chargé comprenant le scandale d'un démocrate de premier plan, une guerre en cours avec l'Iran, l'expiration de pouvoirs de surveillance et une fermeture prolongée du département de la Sécurité intérieure. Les législateurs doivent répondre aux appels à l'expulsion du représentant Eric Swalwell, organiser des votes symboliques sur le conflit avec l'Iran, renouveler l'autorité de la section 702 de la FISA et résoudre la question du financement de l'agence fermée. Ces enjeux soulignent les tensions entre les partis et les questions constitutionnelles relatives aux actions de l'exécutif.
Le Congrès s'est réuni à nouveau à Washington après une pause de deux semaines pour s'attaquer à des dossiers urgents. Parmi ceux-ci figure le représentant de Californie Eric Swalwell, qui s'est récemment retiré de la course au poste de gouverneur sur fond d'accusations d'agression sexuelle. Au moins une demi-douzaine de collègues démocrates menacent de l'expulser s'il ne démissionne pas volontairement, bien que Swalwell nie tout acte répréhensible et se soit excusé auprès de sa femme pour des erreurs passées. Les républicains envisagent d'associer cette affaire à des mesures contre d'autres membres en difficulté, ce qui constitue un revers important pour celui qui fut un critique éminent de Trump, comme l'a noté le journaliste parlementaire d'NPR Eric McDaniel lors d'une interview avec l'animatrice Michel Martin. Les pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran ont pris fin sans accord, incitant le président Trump à annoncer un blocus militaire des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz. Les républicains bellicistes ont exprimé peu de surprise, citant leurs doutes quant à la bonne foi des négociations iraniennes. Les démocrates, en revanche, ont condamné la récente menace de Trump de « mettre fin à la civilisation iranienne », plus de trois douzaines d'entre eux appelant à sa destitution. Cette semaine, les démocrates prévoient des votes symboliques sur la guerre — bien qu'ils soient voués à l'échec — pour obliger les républicains à prendre position, soulignant ainsi le pouvoir constitutionnel du Congrès de déclarer la guerre, que la Maison Blanche a contourné. La section 702 de la FISA, une disposition clé de la loi sur la surveillance du renseignement étranger, expire lundi prochain. Elle permet la collecte sans mandat de communications provenant de plus de 300 000 ressortissants étrangers à l'étranger chaque année, ce qui représente environ 60 % des briefings quotidiens de renseignement du président. Les défenseurs de la vie privée de tous bords soutiennent que l'examen des données des personnes américaines captées incidemment nécessite des mandats judiciaires en vertu du quatrième amendement, tandis que les agences de renseignement avertissent que cela surchargerait les tribunaux. Le département de la Sécurité intérieure traverse sa plus longue fermeture de l'histoire. Les républicains proposent un projet de loi de financement bipartisan à court terme excluant certaines mesures d'application de l'immigration pour payer les travailleurs essentiels comme le personnel de sécurité des aéroports — déjà financé par Trump en contournant le Congrès. Un plan à plus long terme couvrirait les besoins de l'agence pour le reste du mandat de Trump, mais le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, qui l'avait précédemment qualifié de « blague », doit maintenant rallier des membres de base sceptiques.