Le Tribunal supérieur électoral (TSE) du Brésil a confirmé mercredi (25) que l'élection visant à compléter le mandat de gouverneur de Rio de Janeiro se ferait par voie indirecte, au sein de l'assemblée législative de l'État. Cette décision fait suite à la démission de Cláudio Castro (PL) à la veille d'un jugement le déclarant inéligible. Le gouverneur par intérim, Ricardo Couto, a identifié et fait corriger une erreur dans le certificat du TSE.
Cláudio Castro, membre du parti PL, a démissionné de son poste de gouverneur de Rio de Janeiro la veille de la séance du Tribunal supérieur électoral (TSE) du mardi soir (24), au cours de laquelle une majorité de juges a voté pour le déclarer inéligible. Cette manœuvre a permis d'éviter une destitution directe mais a entraîné une double vacance au Palácio Guanabara, en l'absence de vice-gouverneur. Mercredi (25), le TSE a ordonné la tenue d'élections indirectes à l'Assemblée législative de Rio (Alerj) et a immédiatement informé le Tribunal électoral régional (TRE-RJ) des mesures à prendre. Selon la Constitution de Rio, une démission survenant dans la seconde moitié du mandat déclenche une élection indirecte ; une destitution en fin de mandat impliquerait une élection directe selon le Code électoral, mais le TSE a clarifié que la voie indirecte était celle à suivre. Le gouverneur par intérim Ricardo Couto, président du Tribunal de justice de Rio, a notifié l'Alerj de la vacance tout en attendant les directives du TSE, anticipant la probabilité d'une élection indirecte. Il a signalé une erreur matérielle dans le certificat initial du TSE qui mentionnait une élection directe malgré des votes en faveur de l'élection indirecte, ce que le tribunal a corrigé ce même mercredi. Au Tribunal suprême fédéral (STF), le juge Luiz Fux a maintenu une injonction préliminaire en faveur du parti PSD d'Eduardo Paes, candidat potentiel au poste de gouverneur en octobre. Cette mesure impose une période de détachement de six mois pour les candidats et un vote secret à l'Alerj, annulant ainsi une loi d'État signée par Castro qui imposait un délai de 24 heures et un vote public. Le juge Fux a justifié sa décision par le respect de l'égalité et la nécessité de prévenir les interférences, en soulignant la présence du crime organisé à Rio. Le vote en plénière virtuelle du STF reste ouvert jusqu'au 30 mars. Le PL envisageait la nomination du député Douglas Ruas.