Le Fux suspend les règles de l'Alerj pour l'élection du gouverneur intérimaire de la RJ en raison de craintes de violence

Le 18 mars, le juge Luiz Fux du STF a suspendu certaines parties d'une nouvelle loi adoptée par l'Assemblée législative (Alerj), ce qui constitue le dernier développement en date concernant l'élection indirecte prévue à Rio de Janeiro pour un poste de gouverneur intérimaire. La décision, qui répond à une contestation du PSD, porte sur les règles du vote déclenché par la démission potentielle du gouverneur Cláudio Castro (PL) pour se présenter au Sénat, citant l'inconstitutionnalité due à la violence de l'État et à des délais serrés.

Après des mois de manœuvres politiques et de débats sur la succession - intensifiés par les changements de direction de l'Alerj et les affrontements entre les alliés de Castro et des personnalités comme le sénateur Flávio Bolsonaro- le juge Luiz Fux a suspendu les sections de la loi de l'Alerj qui exigeaient un vote ouvert, par appel nominal et en personne, ainsi qu'un délai de 24 heures pour que les candidats démissionnent de leur poste. Cette élection permettrait de pourvoir le poste de gouverneur vacant si Castro se retire début avril pour se présenter aux élections sénatoriales, l'intérim étant assuré jusqu'au mois d'octobre.

Le PSD a déposé un recours le 13 mars, arguant de l'inconstitutionnalité de la loi, et M. Fux a accordé une injonction préliminaire. L'ensemble du STF l'examinera prochainement. M. Fux a fait valoir que si les précédents favorisent le vote ouvert pour la responsabilité, l'extrême violence de Rio - marquée par le crime organisé, les trafiquants de drogue et les milices infiltrées dans la vie politique - nécessite des votes secrets pour protéger l'indépendance des législateurs. "Bien que le vote ouvert permette de mieux rendre compte des actions parlementaires à l'électorat, le vote secret a l'avantage, dans certains cas, de garantir une plus grande indépendance et autonomie des membres du pouvoir législatif local, d'éviter les tentatives de coercition par le biais de récompenses ou de sanctions, car il rend impossible la contre-épreuve du vote. Ces considérations devraient avoir plus de poids dans un contexte de prolifération du crime organisé [...] avec l'expansion des groupes de trafiquants de drogue et des milices armées, y compris la pénétration dans la sphère politique", a écrit M. Fux. Il a également jugé le délai de 24 heures "manifestement incapable" de garantir l'égalité des chances et l'équité.

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