Le ministre-président du Brandebourg Dietmar Woidke exprime son scepticisme envers un gouvernement minoritaire. Il insiste sur le fait qu’une majorité démocratique est préférable, les gouvernements minoritaires étant vulnérables au chantage et coûteux. Cela intervient au milieu de la crise de la coalition SPD/BSW due aux départs de députés.
La coalition entre SPD et Bündnis Sahra Wagenknecht (BSW) en Brandebourg est en crise après le départ de quatre membres du parlement régional. Le 11 novembre, Jouleen Gruhn, Melanie Matzies, André von Ossowski et Reinhard Simon ont quitté le BSW. Ils ont invoqué des tendances autoritaires et la domination croissante de positions radicalisées au sein du parti comme raisons.
Après des discussions, Simon et Matzies ont réintégré le BSW, tandis que Gruhn et von Ossowski comptent maintenir leur départ. La cheffe régionale du BSW Friederike Benda a exigé que les deux renoncent à leurs mandats et s’est interrogée sur leur soutien aux positions du parti. Gruhn et von Ossowski ont rejeté ces accusations.
Le ministre-président Dietmar Woidke (SPD) a averti des implications d’un éventuel gouvernement minoritaire. Dans un entretien avec le «Märkische Allgemeine Zeitung», il a déclaré : «Il est toujours préférable de pouvoir compter sur une majorité démocratique.» Un gouvernement minoritaire signifierait être «chantagé sur chaque projet individuel», rendant le processus laborieux et coûteux. Woidke plaide donc pour une majorité stable afin d’assurer la gouvernabilité.