L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) est comparée à un castor extrémiste qui grignote les piliers de la démocratie libérale. La dispute autour de la salle Otto-Wels au Reichstag illustre comment les débats symboliques profitent au parti. Les partis démocratiques doivent apporter de la clarté en 2026 et combattre l’AfD sur le fond.
La dispute autour de la salle Otto-Wels dans le bâtiment du Reichstag est considérée comme l’un des débats politiques symboliques les plus absurdes de l’année écoulée. Le groupe parlementaire SPD a refusé de céder la deuxième plus grande salle de réunion à l’AfD, alors que les sociaux-démocrates ne sont que la troisième force depuis les élections. Avec le soutien d’autres groupes, ils ont conservé la salle, offrant à l’AfD un nouveau récit de victime qu’elle exploite depuis.
De telles confrontations ne fonctionnent pas comme un « pare-feu » contre l’AfD, car le parti excelle dans la politique des symboles et des émotions. Les émotions sont son principal outil. Des personnalités comme Sahra Wagenknecht et Juli Zeh déclarent le pare-feu échoué, tandis que des médias comme Axel Springer et Berliner Verlag plaident pour un rapprochement Union-AfD.
Au lieu de cela, le pare-feu doit tenir au cœur : les piliers de la démocratie. L’AfD se distingue d’une CDU dérivée à droite ; elle remet fondamentalement en cause la démocratie libérale et l’attaquerait si elle accédait au pouvoir. Le ministre de l’Intérieur de NRW Herbert Reul a averti : « Si l’Union coopère avec l’AfD, je pars », a-t-il dit à t-online. Le leader de la CDU Friedrich Merz hésite entre démarcation et déclarations populistes sur le « paysage urbain » et les « filles ».
Pour 2026, les tâches pour l’Union et les partis démocratiques sont : créer de la clarté, agir politiquement et attaquer l’AfD là où ça fait mal.