Ángel Valencia souligne un nombre record d'affaires et appelle à protéger le budget du ministère public

Le procureur national Ángel Valencia a présenté mercredi le rapport annuel 2025 du ministère public, notant un nombre record de 1 917 477 plaintes, soit une hausse de 15,8 % par rapport à 2024. En présence du président José Antonio Kast, il a souligné une nouvelle phase stratégique dans les poursuites pénales et a appelé à la protection du budget de l'institution. Il a également annoncé un code d'éthique et proposé des réformes législatives contre le crime organisé.

Le procureur national Ángel Valencia a présenté mercredi le rapport de gestion 2025 du ministère public à l'auditorium du procureur national, en présence du président José Antonio Kast. L'institution a enregistré 1 917 477 plaintes, une hausse de 15,8 % par rapport à 2024, dont 60,5 % concentrées dans les parquets de la région métropolitaine, de Valparaíso et du Biobío.

Les crimes ont augmenté de 15,2 %, portés par l'usage malveillant de cartes et de dispositifs financiers, en hausse de 205,6 % avec plus de 200 000 cas supplémentaires. Les associations illicites liées au crime organisé ont progressé de 52,4 %. M. Valencia a appelé à « un nouveau système pénitentiaire pour les chefs du crime organisé, avec contrôle, ségrégation et isolement », avertissant que sans cela, le système s'effondrerait.

M. Valencia a esquissé une « nouvelle étape » de consolidation, caractérisée par une refonte organisationnelle et des lois telles que celle sur le parquet supraterritorial et la loi de renforcement du ministère public. « Nous passons d'une phase d'installation à une phase de consolidation et de projection », a-t-il déclaré, réaffirmant la poursuite d'une stratégie pénale indépendante des changements au sein de l'exécutif.

Face à d'éventuelles coupes budgétaires, il a rappelé que le budget est fixé par la loi et non par décret, et que l'exécutif a garanti les ressources nécessaires. Il a annoncé la publication imminente d'un code d'éthique et proposé des peines plus sévères pour les crimes commis en milieu scolaire impliquant des armes, ainsi que des réformes visant à saisir les avoirs illicites et à accélérer les procédures pénales.

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