Le Bureau du procureur général d'Indonésie a perquisitionné le bâtiment de l'Ombudsman RI et la résidence d'un commissaire pour une présumée obstruction dans une affaire d'huile de cuisson impliquant trois sociétés. La perquisition concerne la défenderesse condamnée Marcella Santoso et le procès civil des sociétés. L'affaire découle d'un procès pour corruption en 2025 sur les exportations d'huile de palme brute.
Lundi 9 mars 2026, des enquêteurs du vice-procureur général aux crimes spéciaux (Jampidsus) du Bureau du procureur général d'Indonésie ont procédé à une perquisition au bâtiment de l'Ombudsman RI à Jakarta. La perquisition s'est également étendue à la résidence de l'un de ses commissaires, dont l'identité n'a pas été divulguée. Kepala Pusat Penerangan Hukum Kejagung Anang Supriatna a confirmé l'action, déclarant : « Benar ada (penggeledahan) » ou « Oui, il y a eu (une perquisition) ». L'affaire concerne une présumée obstruction à l'enquête et à la poursuite dans une affaire d'huile de cuisson impliquant trois sociétés : Wilmar Group, Permata Hijau Group et Musim Mas Group. Selon Anang, l'affaire est liée à la défenderesse condamnée Marcella Santoso, qui en 2025 a été reconnue coupable d'avoir offert un pot-de-vin de 4 millions de dollars US (équivalent à 60 milliards de Rp) pour influencer un acquittement dans l'affaire de corruption des installations d'exportation d'huile de palme brute (CPO). Elle a également été condamnée pour blanchiment d'argent (TPPU) d'un montant de 2 millions de dollars US, aux côtés de l'avocat Ariyanto. Dans l'affaire de corruption, Marcella et Ariyanto, avec Wahyu Gunawan en tant que greffier civil junior au tribunal de district de Jakarta-Nord, ont agi comme intermédiaires pour l'équipe de Wilmar afin de livrer le pot-de-vin à Muhammad Arif Nuryanta, alors vice-président du tribunal de district de Jakarta-Centre. Les fonds ont ensuite été distribués aux trois juges du panel : Djuyamto, Agam Syarif Baharuddin et Ali Muhtarom, pour faciliter l'acquittement des trois sociétés. Par ailleurs, l'affaire implique un procès civil intenté par les trois sociétés devant la Cour administrative d'État (PTUN), l'Ombudsman RI étant soupçonné d'avoir fourni une recommandation pour renforcer cette action en justice.