Suite à des résultats pour 2025 affichant une chute de 45,4 % des bénéfices en raison des impayés dans le secteur agricole, les dirigeants de Banco do Brasil ont prévu, lors du BB Day, une reprise en "W" pour ce secteur en 2026. L'indice de paiement devrait atteindre 95 %, bien que les impayés continuent de peser sur les résultats jusqu'au milieu de l'année, dans un contexte marqué par des risques tels que les tensions au Moyen-Orient et le phénomène El Niño. La banque maintiendra une politique de crédit calibrée selon les risques, avec des garanties renforcées.
S'appuyant sur l'annonce des résultats de février 2025 — qui révélait une baisse de 45,4 % du bénéfice net ajusté à 20,7 milliards de R$ dans un contexte de hausse des impayés dans l'agrobusiness — les dirigeants de Banco do Brasil ont partagé des perspectives détaillées pour 2026 lors de l'événement pour investisseurs BB Day.
Le vice-président chargé de l'agrobusiness, Gilson Bittencourt, a souligné une reprise graduelle, notant que les nouvelles opérations garanties par des sûretés immobilières et fiduciaires ne représentent que 20 % des recettes de financement des cultures (custeio). L'indice de paiement est projeté à 95 % pour 2026, contre 92 % en 2025 (et 99 % en 2023), avec 155,6 milliards de R$ d'échéances, dont 87,8 milliards de R$ de financement des cultures.
Le vice-président chargé des risques, Felipe Prince, a souligné que la guerre au Moyen-Orient entraînait une hausse des coûts des intrants, comme l'urée, pouvant atteindre 80 %, ce qui impactera la récolte 2026/2027, tandis qu'El Niño pourrait provoquer des pluies abondantes dans la région Sud et une sécheresse en Amazonie. M. Bittencourt a ajouté : "Le Brésil ne devrait pas faire face à une pression généralisée sur les marges. Notre objectif est de ramener le taux d'impayés près de 1 %."
Le directeur financier, Geovanne Tobias, anticipe une reprise en "W" avec des oscillations durant le premier semestre, avant une amélioration ultérieure. La PDG Tarciana Medeiros a insisté sur la qualité du crédit : "Il ne s'agit pas seulement de volume, mais d'une croissance prudente." Par ailleurs, la banque vise une part de marché de 20 % dans les prêts sur salaire privés, contre 13 % actuellement.