Le caucus de l'agro-industrie au Congrès souhaite utiliser au moins 30 milliards de reais provenant du fonds social du pré-sel pour alléger les dettes du secteur. La proposition a été discutée lors d'une réunion au Sénat ce mercredi (8), convoquée par le président Davi Alcolumbre à la demande de la sénatrice Tereza Cristina (PP-MS). Le ministre des Finances, Dario Durigan, a exprimé son soutien à une ligne de crédit d'urgence.
La réunion, qui s'est tenue ce mercredi (8), a rassemblé des législateurs liés à l'agro-industrie, les leaders du gouvernement Jaques Wagner (PT-BA) et Randolfe Rodrigues (PT-AP), ainsi que le ministre des Finances Dario Durigan. Elle avait été sollicitée par la sénatrice Tereza Cristina, vice-présidente du FPA (Front parlementaire pour l'agro-industrie). Durigan a déclaré que le gouvernement pourrait fournir une ligne de crédit d'urgence similaire à une mesure provisoire qui avait libéré 12 milliards de reais l'an dernier. « Nous avons un engagement ici, dans le cadre de cet effort pour traiter l'endettement, d'apporter également une aide, une ligne pour le secteur de l'agro-industrie », a affirmé le ministre. Le programme s'appuiera sur un projet de loi approuvé à la Chambre en 2025, destiné initialement aux producteurs frappés par des événements climatiques tels que les inondations au Rio Grande do Sul. Rapporté par Afonso Hamm (PP-RS), il a été élargi au refinancement de diverses dettes. Au Sénat, Renan Calheiros (MDB-AL) sera le rapporteur, l'adaptant pour une portée plus large, selon Tereza Cristina. La sénatrice a décrit une « tempête parfaite » dans le secteur : sécheresses et inondations au Rio Grande do Sul, taux d'intérêt élevés, prix bas des matières premières, hausse des coûts des engrais en raison de la guerre en Iran, et problèmes liés aux pesticides chinois. L'utilisation du fonds du pré-sel, qui comptait 52,8 milliards de reais en décembre 2025, serait limitée aux producteurs touchés par la sécheresse et les inondations, sans impact budgétaire. Un groupe de travail a été convenu au sein de la CAE (Commission des affaires économiques) ainsi qu'un dialogue parlementaire préalable pour prendre les décisions. Les législateurs ont également souligné des lacunes dans les lignes de crédit rural. La proposition devrait être finalisée dans les semaines à venir.