La campagne Manoel Island Post Għalina a accusé les promoteurs de construire au moins six nouveaux courts de padel sans permis de planification, alors qu'une consultation publique sur l'avenir de l'île en tant que parc national est en cours. Le groupe argue que cette construction sape le processus en cours. MIDI plc nie toute implication, affirmant qu'elle ne possède pas la zone.
La campagne Manoel Island Post Għalina, menée par des militants de Moviment Graffitti et Flimkien għal Ambjent Aħjar, a tiré la sonnette d'alarme concernant la construction de nouveaux courts de padel sur l'île. Dans une publication sur Instagram, la campagne a mis en lumière le fait que les travaux se déroulent à proximité des installations existantes près de l'entrée, sans aucun permis public apparent. Cela intervient alors qu'une consultation publique sur la désignation de l'île Manoel comme parc national de la nature et du patrimoine est toujours active, permettant aux parties prenantes de s'exprimer sur son avenir future. L'année dernière, la campagne a recueilli plus de 29 000 signatures dans une pétition exhortant le gouvernement à rendre l'île à l'usage public. Ils ont noté que la seule demande de planification pertinente, soumise par MIDI plc en 2023 pour des courts de padel, n'a pas été approuvée. Aucune autre autorisation expliquant la construction actuelle n'a été rendue publique. Le groupe a exprimé des inquiétudes quant au fait que l'extension de l'infrastructure sportive privée à ce stade pourrait élargir l'emprise des activités commerciales, compliquant les efforts pour aligner le développement sur l'intérêt public une fois la consultation terminée. « Nous sommes préoccupés par le fait que l'extension de l'infrastructure sportive privée à ce stade pourrait augmenter l'emprise des activités commerciales existantes, rendant potentiellement plus difficile pour le gouvernement d'appliquer ou de réviser les plans conformément à l'intérêt public une fois le processus de consultation achevé », a déclaré la campagne. En réponse, MIDI plc a publié un communiqué clarifiant sa position. « En vertu de l'acte emphytéotique entre le gouvernement et l'entreprise, la possession de la zone de l'île Manoel sur laquelle les courts de padel sont actuellement en construction n'appartient pas à MIDI plc et l'entreprise ne réalise pas ces travaux », a indiqué un porte-parole, qualifiant les mentions de l'entreprise d'« incorrectes et trompeuses ». Les militants ont insisté sur le fait que les ateliers communautaires durant la consultation valorisaient le sport et les loisirs dans l'avenir du parc, mais exigeaient que de telles installations s'intègrent dans un plan directeur global plutôt que de se faire au coup par coup. Ils ont appelé les autorités à enquêter sur les travaux, à stopper la construction non autorisée et à suspendre les nouvelles demandes de planification jusqu'à l'établissement d'un plan directeur reflétant les contributions de la communauté. « L'île Manoel appartient au public, et les décisions sur son avenir doivent respecter à la fois la loi et le processus démocratique », a affirmé la campagne.