Déclin du Congrès enraciné dans la centralisation et les occasions manquées

Le déclin continu du Congrès national indien remonte à la scission du parti en 1969 et à la centralisation subséquente du pouvoir, selon l'analyste politique Sanjaya Baru. Cette centralisation, centrée sur la famille Nehru-Gandhi, a empêché un renouveau organisationnel malgré plusieurs opportunités. Par ailleurs, le BJP risque un sort similaire sous le style de leadership de Narendra Modi.

Sanjaya Baru, dans une tribune, attribue le déclin du parti Congrès à un processus qui a commencé avec la scission de 1969, lorsque le parti s'est excessivement centralisé autour du bureau du Premier ministre et de la famille Gandhi. L'ancien président Pranab Mukherjee avait un jour suggéré à Baru que cela marquait le début, tandis que l'ancien Premier ministre Narasimha Rao décrivait le parti comme devenu une 'propriété privée' à l'époque de l'État d'urgence.

Les années 1980 ont vu un bref renouveau sous Indira Gandhi, mais il reposait sur le même modèle centralisé. P. V. Narasimha Rao a tenté de renforcer l'organisation en organisant des élections au Comité de travail du Congrès pendant son mandat, bien que l'effort ait échoué en raison de sa base politique limitée dans l'Andhra Pradesh.

Après les années 1990, le parti a manqué des occasions de se reconstruire de la base ou d'autonomiser les leaders régionaux. Après la formation d'un gouvernement de coalition en 2004, des opportunités sont apparues pour intégrer des figures comme Sharad Pawar et Mamata Banerjee, mais au lieu de cela, le pouvoir s'est encore plus consolidé autour de Sonia Gandhi et de son fils Rahul. En 2013, Rahul Gandhi a publiquement rejeté une ordonnance du cabinet, incitant le Premier ministre de l'époque Manmohan Singh à le soutenir comme le leader idéal de l'avenir, déclarant : 'J'ai toujours maintenu que Rahul Gandhi serait un choix idéal pour le poste de Premier ministre après les élections de 2014.'

Baru argue que si Singh avait concouru aux élections de 2009, il aurait pu autonomiser le leadership régional et relancer le parti, comme Rao l'avait tenté. Rahul a hérité d'une base affaiblie, exacerbée par les récentes défaites électorales au Bihar et l'élan déclinant de sa Bharat Jodo Yatra.

À l'opposé, le BJP, autrefois basé sur des militants, est passé à une politique centrée sur la personnalité sous Narendra Modi, reléguant des leaders régionaux comme Shivraj Singh Chouhan. Cela pourrait mener à un déclin organisationnel, malgré le soutien du RSS. Au sein du Congrès, des voix émergentes de leaders comme Siddaramaiah, Revanth Reddy et Shashi Tharoor signalent une poussée vers la décentralisation, que Baru considère comme vitale pour l'avenir du parti.

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