En cette journée de deuil national en Suisse, des centaines de personnes se sont rassemblées sous la neige à Crans-Montana pour un hommage aux 40 victimes de l’incendie du bar Constellation. Parallèlement, le gérant Jacques Moretti a été placé en détention préventive après une audition, tandis que son épouse Jessica a présenté ses excuses en larmes. L’événement, survenu la nuit du Nouvel An, a fait 116 blessés, dont de nombreux adolescents.
Le 9 janvier 2026, la Suisse observait une journée de deuil national suite à l’incendie meurtrier survenu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier au bar Le Constellation, à Crans-Montana, station de ski du canton du Valais. Cet incendie a causé la mort de 40 personnes, dont neuf Français et environ la moitié de mineurs, ainsi que 116 blessés, principalement des adolescents et jeunes adultes français et italiens.
Des centaines de résidents et visiteurs ont bravé le froid glacial et les bourrasques de neige pour se réunir en silence devant la chapelle St-Christophe, où deux écrans géants retransmettaient la cérémonie nationale d’hommage. Parmi eux, Nicolas, 20 ans, originaire de Lausanne, a fait le déplacement avec sa famille pour honorer cinq amis décédés. La cérémonie incluait des lectures, des gestes symboliques, des interventions musicales et des discours des autorités, selon le canton du Valais.
Parallèlement, dans la capitale cantonale de Sion, le couple de gérants français du bar, Jacques et Jessica Moretti, a été auditionné pendant sept heures par le ministère public valaisan. L’instruction pénale, ouverte le 3 janvier pour «homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence», a conduit au placement en détention préventive de Jacques Moretti à la mi-journée. Son épouse a été libérée et, en larmes face aux caméras, a déclaré : «Mes pensées constantes vont vers les victimes, c’est une tragédie inimaginable. Je tiens à m’excuser.»
Le père de Jacques, Jean Mathieu Moretti, en Corse, a défendu l’honneur familial : «On n’est pas des voyous !» Les avocats des familles de victimes, comme Me Romain Jordan, insistent sur la nécessité de préserver les preuves et d’éviter toute influence sur les témoignages. L’enquête examine les défaillances potentielles en matière de sécurité, d’accès aux mineurs et de contrôles.