Un incendie dévastateur a ravagé le bar Le Constellation à Crans-Montana, en Suisse, dans la nuit du Nouvel An, faisant au moins 40 morts et 119 blessés. Parmi les victimes figurent 14 Français, traités en Suisse, France, Italie et Allemagne. L'enquête se concentre sur des bougies et feux de Bengale comme causes possibles.
L'incendie s'est déclaré dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dans le bar Le Constellation, un lieu festif populaire auprès des saisonniers et touristes à la station de ski de Crans-Montana, dans le canton du Valais. Selon les autorités, le bilan provisoire s'élève à 40 morts et 119 blessés, un chiffre qui pourrait encore évoluer. Les victimes identifiées incluent 71 Suisses, 14 Français, 11 Italiens, 4 Serbes, ainsi qu'un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais ; la nationalité de 14 autres reste à déterminer.
Les blessés graves, souffrant de brûlures sévères, sont pris en charge dans des centres spécialisés en Suisse, France et Italie. Le professeur Maurice Mimoun, chef du service de chirurgie plastique à l'hôpital Trousseau, explique : « Un grand brûlé, c’est un brûlé qui peut mourir », soulignant que le pronostic vital est engagé à long terme et que la profondeur des blessures ne sera connue qu'au bout d'un mois. L'identification des victimes s'avère particulièrement difficile, avec des solidarités locales se mettant en place : habitants et visiteurs déposent fleurs et cierges près du site, où l'odeur de brûlé persiste encore.
L'enquête porte sur des bougies et feux de Bengale utilisés lors de la fête, potentiellement à l'origine du sinistre. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent la panique et les flammes, mais aussi des jeunes filmant la scène plutôt que d'aider, un comportement critiqué comme une priorité à la viralité numérique sur l'entraide humaine. Ce drame ravive le souvenir d'incendies passés, comme celui du « 5-7 » en Isère en 1970, qui avait fait 146 morts.