Un vif débat fait rage au sein du parti Union allemand sur une possible augmentation du taux d’imposition maximal dans le cadre d’une réforme fiscale. Alors que certains représentants n’excluent pas un taux plus élevé pour les très hauts revenus, d’autres se distancient clairement. Le monde des affaires est agacé par ces discussions.
Berlin. Une controverse a éclaté au sein du parti Union allemand concernant un relèvement du taux d’imposition maximal dans le cadre d’une réforme fiscale globale. Des représentants de l’Union ont récemment exprimé leur ouverture dans Handelsblatt à une imposition plus forte des très hauts revenus. Vendredi cependant, d’autres politiciens CDU se sont distanciés de ces positions. CDU parliamentary deputy Mathias Middelberg a qualifié les propositions d’« opinion individuelle ». Il a souligné : « Notre ligne est claire : les impôts doivent baisser, pas augmenter. » Dans la situation économique actuelle, un taux d’imposition maximal de 49 pour cent, comme proposé dans le concept de l’économiste du DIW Stefan Bach et discuté dans la coalition, enverrait « le signal complètement erroné », a déclaré Middelberg. Les politiciens Fritz Güntzler et Florian Dorn estiment également qu’un taux de 49 pour cent est trop élevé. Ils n’excluent cependant pas de relever le taux actuel de 42 pour cent à 45 pour cent, à condition que la large classe moyenne soit soulagée en contrepartie. Middelberg s’est explicitement opposé aux idées à 49 pour cent mais n’a pas clairement rejeté les plans à 45 pour cent. Ce débat ne suscite pas seulement des troubles au sein de l’Union mais irrite également le monde des affaires. Des parties de l’Union n’excluent plus un relèvement du taux d’imposition maximal, ce qui entraîne des tensions internes au parti.