Après le blocage par le Bundesrat de la prime de soulagement défiscalisée allant jusqu'à 1 000 euros, des responsables politiques de premier plan préconisent une réforme globale de l'impôt sur le revenu. Manuela Schwesig (SPD) et Markus Söder (CSU) ont qualifié la prime d'échec.
La ministre-présidente du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, Manuela Schwesig (SPD), a défendu le rejet de la prime de soulagement par son État lors de l'émission Caren Miosga sur ARD. Elle a critiqué le gouvernement fédéral pour ne pas avoir clairement communiqué le fait que ce sont les employeurs qui devaient verser les 1 000 euros et a conseillé d'abandonner ce projet au profit d'une réforme de l'impôt sur le revenu.
Le ministre-président de Bavière, Markus Söder (CSU), a partagé cet avis, déclarant que la prime était désormais hors sujet. Il a proposé d'orienter l'allègement fiscal prévu vers une réforme plus large de l'impôt sur le revenu qui bénéficierait à tous les contribuables. Le Bundesrat avait bloqué la mesure vendredi, seuls quatre des 16 États l'ayant approuvée.
Le ministre-président désigné du Bade-Wurtemberg, Cem Özdemir (Verts), a appelé le gouvernement fédéral à faire preuve d'unité sur les réformes. Le sujet doit être abordé lors du comité de coalition ce mardi, où des alternatives comme des aides directes pourraient également être envisagées.