Suite à l'annonce du chancelier Merz affirmant que le projet de loi était pratiquement prêt, le gouvernement allemand a finalisé son projet de réforme de la santé le 28 avril, visant 16,3 milliards d'euros d'économies à partir de 2027—contre 19,6 milliards initialement prévus—pour combler un déficit de 15,3 milliards d'euros des assurances maladie légales. Les Verts dénoncent un fardeau pour les assurés et les entreprises, tandis que la ministre de la Santé, Nina Warken, qualifie le projet d'équilibré. L'approbation du conseil des ministres est prévue pour mercredi.
Le ministère fédéral de la Santé a achevé le projet de réforme de l'assurance maladie légale le 28 avril 2026, ramenant l'objectif d'économies à 16,3 milliards d'euros pour 2027, contre les 19,6 milliards prévus précédemment. Cette mesure vise à compenser un déficit de 15,3 milliards d'euros. Les mesures clés comprennent la réduction de la subvention fédérale de 14,5 milliards à 12,5 milliards d'euros par an jusqu'en 2030, tout en introduisant un financement pour les frais de santé des bénéficiaires du Bürgergeld à partir de 250 millions d'euros en 2027, avec des augmentations prévues.
Cela fait suite à la déclaration du chancelier Friedrich Merz, la veille, indiquant que le projet de loi était "pratiquement prêt" pour le vote du conseil des ministres ce mercredi, dans le cadre des discussions budgétaires pour 2027. Les Verts au Parlement, menés par le porte-parole de la politique de santé Janosch Dahmen, accusent le gouvernement de transférer les charges sur les cotisants et les entreprises tout en protégeant les fonctionnaires et les assureurs privés. M. Dahmen a qualifié cela de "tour de passe-passe coûteux" qui menace la qualité des soins.
La ministre de la Santé, Nina Warken (CDU), a défendu le programme sur le plateau du heute-journal de ZDF en le qualifiant de "paquet très équilibré" exigeant des contributions de la part des hôpitaux, des médecins et de l'industrie pharmaceutique pour combler le "trou de plusieurs milliards". La ministre du Travail du SPD, Bärbel Bas, a coordonné les efforts afin de protéger les droits des travailleurs. Le projet sera soumis à l'approbation du conseil des ministres après les consultations interministérielles.