Le projet de loi de la ministre fédérale de la Santé, Nina Warken (CDU), visant à stabiliser l'assurance maladie légale—s'appuyant sur son annonce du 14 avril concernant les 66 propositions d'économies de la Commission des finances—est désormais public, avec pour objectif près de 20 milliards d'euros d'allègement d'ici 2027. Les partenaires de la coalition, en particulier la CSU, critiquent la répartition des charges face à un déficit imminent de 15 milliards d'euros.
L'année dernière, les dépenses des caisses d'assurance maladie légales ont augmenté de 7,8 pour cent pour atteindre 352 milliards d'euros, dépassant les revenus et menaçant d'entraîner des hausses de cotisations. Le paquet de réformes de Warken, s'inspirant des recommandations de la commission d'experts présentées pour la première fois deux semaines avant sa conférence de presse à Berlin, cherche à éviter un déficit de 15 milliards d'euros en 2027 grâce à près de 20 milliards d'euros d'économies, dont 3,8 milliards d'euros à la charge des assurés, permettant ainsi de stabiliser les taux de cotisation.
Le projet, dévoilé cette semaine, doit être approuvé par le cabinet avant la pause estivale, mais il se heurte à des résistances au sein de la coalition. Le chef du groupe parlementaire CSU, Klaus Holetschek, a déclaré à Stern : « Il y a des approches correctes... comme veiller à ce que les dépenses n'augmentent pas plus vite que les revenus et que tout le monde contribue. Mais tout cela est bien intentionné sans être durable si l'on ne parvient pas à se désengager des prestations sans lien avec l'assurance. » La CSU exige que les coûts liés aux bénéficiaires du revenu de citoyen ne soient plus supportés par les assureurs.
Cela fait suite aux développements précédents de la série, notamment les 66 propositions de la commission, les plans d'adoption partielle de Warken et le scepticisme initial de la CSU.