Andreas Gassen, président de la Kassenärztliche Bundesvereinigung, appelle à l’élimination complète des services supplémentaires volontaires fournis par les caisses d’assurance maladie légale pour réaliser des économies. Il estime les économies potentielles à près d’un milliard d’euros par an. Cela intervient alors qu’un déficit de financement de douze milliards d’euros se profile dans le système d’assurance maladie légale.
Andreas Gassen, président de la Kassenärztlicher Bundesverband (KBV), a exigé dans un entretien avec le RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND) l’abolition de tous les services volontaires fournis par les caisses d’assurance maladie légale. «S’il n’y a pas assez d’argent pour le catalogue de prestations de l’assurance maladie légale et qu’il faut faire des économies, les services ‘nice-to-have’ devraient être supprimés en premier», a-t-il déclaré. Gassen a critiqué le fait que les caisses maladie veuillent réduire les honoraires des psychothérapeutes tout en dépensant de grosses sommes pour des offres liées à la publicité. Il a estimé les économies potentielles à près d’un milliard d’euros par an. nnCes services légaux comprennent des offres au-delà des prestations standard légales, telles que le détartrage professionnel des dents, l’homéopathie, l’anthroposophie, la phytothérapie, des subventions pour des cours de fitness ou des traqueurs de forme. Ces services sont accusés d’utiliser les fonds de la communauté de solidarité à des fins marketing, leur bénéfice médical étant souvent remis en question. En revanche, les vaccinations de protection pour les voyages à l’étranger ou une prise en charge accrue des coûts pour l’insémination artificielle sont considérées comme utiles. Seules les services explicitement exclus sont interdits, comme les médicaments de mode de vie tels que les produits pour la puissance ou les injections pour la perte de poids. nnRécemment, le ministre de la Santé Karl Lauterbach (SPD) a échoué dans une tentative d’exclure la prise en charge des coûts de l’homéopathie, en partie en raison de la résistance des Verts ; cela aurait permis d’économiser environ 50 millions d’euros par an. Le gouvernement fédéral prévoit de réformer l’assurance maladie légale pour limiter la hausse des coûts et éviter les augmentations de cotisations. La ministre fédérale de la Santé Nina Warken (CDU) a nommé une commission d’experts qui doit présenter des propositions d’économies à court terme d’ici fin mars. Les discussions portent sur des franchises plus élevées pour les assurés ainsi que des coupes dans l’industrie pharmaceutique, la profession médicale et les cliniques. Des réformes plus approfondies doivent suivre d’ici fin 2026. L’assurance maladie légale fait face à un déficit de douze milliards d’euros pour l’année prochaine.