Les défenseurs des patients ont vivement critiqué les plans du gouvernement fédéral de ne pas élargir les options d'inscription au registre des dons d'organes, contrairement à la résolution du Bundestag. La Stiftung Patientenschutz y voit une perte de crédibilité pour l'État. Le gouvernement fédéral entend répondre à l'exigence des Länder d'éliminer l'inscription aux bureaux d'état civil.
En 2020, le Bundestag a décidé de créer un registre central des dons d'organes, où les citoyens pourraient également s'inscrire aux bureaux d'état civil à l'avenir. Cependant, cette obligation légale n'a pas été mise en œuvre par les Länder, car il n'existe pratiquement pas de terminaux sécurisés en matière de protection des données dans les municipalités allemandes, accessibles à tous. nnEugen Brysch, président de la Stiftung Patientenschutz, a critiqué l'intention du gouvernement fédéral de supprimer désormais cette option d'inscription. «Un État qui veut promouvoir la disposition au don d'organes perd ainsi en crédibilité», a-t-il déclaré au RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND). Brysch a souligné que très peu de personnes s'étaient inscrites jusqu'à présent en raison du manque de mise en œuvre. «Au lieu d'exiger le respect des Länder, l'obligation des communes de fournir des offres sans barrières va maintenant être supprimée», a-t-il ajouté. nnLe Bundestag a rejeté en 2020 une proposition de système opt-out mais a approuvé le registre central. Plus tard, les ministres de la Santé des Länder ont exigé la suppression de l'option d'inscription aux bureaux d'état civil, ce que le gouvernement fédéral compte désormais suivre. Ce changement fait partie de la révision de la Transplantationsgesetz, qui autorise pour la première fois les dons croisés. Une audition d'experts sur ce projet de loi est prévue au Bundestag mercredi. nnDepuis le lancement du registre en mars 2024, 500 000 personnes se sont inscrites dans la base de données des dons d'organes.