Les politiciens de la coalition en Allemagne demandent une augmentation de deux euros de la taxe sur le tabac par paquet pour réduire la consommation et générer des milliards de recettes. Les fonds supplémentaires serviraient à baisser la TVA sur les médicaments. Comparée à des pays comme le Royaume-Uni et l'Australie, l'Allemagne a été clémente envers l'industrie du tabac jusqu'à présent.
Cela ne fait qu'un mois que les cigarettes ont augmenté de prix en Allemagne. Les fumeurs réagissent comme les années précédentes : par un soupir et des achats continués, ou des voyages dans les pays voisins comme la Pologne et la Tchéquie. Cependant, les hausses fiscales drastiques au Royaume-Uni et en Australie ont fortement réduit le nombre de fumeurs. Le commissaire fédéral aux drogues Hendrik Streeck (CDU) et d'autres politiciens de la coalition exigent désormais deux euros de plus par paquet. Les recettes devraient servir à baisser la TVA sur les médicaments. Cela marque un départ de la politique qui surcharge les fumeurs mais épargne l'industrie. Au niveau international, l'Allemagne reste clémente, contrairement à l'Irlande ou la France. Le politicien CSU à la santé Hans Theiss estime jusqu'à sept milliards d'euros de recettes supplémentaires. Le ministre fédéral des Finances Lars Klingbeil (SPD) ne peut y compter : si la consommation baisse, les recettes seront insuffisantes ; si elle persiste, elle ne couvrira pas les coûts. Streeck cite 30 milliards d'euros de coûts directs pour la santé, près de 70 milliards de conséquences économiques et 131 000 décès annuels dus au tabac. La consommation diminue légèrement, laissant à l'industrie le temps de passer aux cigarettes électroniques. La coalition prévoit des augmentations graduelles à partir de 2027, tandis que l'UE impose des taxes minimales plus élevées dès 2028. Le moment est venu pour une hausse de prix douloureuse.