Le maire élu de New York, Zohran Mamdani, a esquissé des réformes visant à alléger les charges pesant sur les petites entreprises, incluant la réduction des amendes et l’augmentation des fonds de soutien. Mais certains analystes politiques estiment que ces mesures sont insuffisantes pour s’attaquer au dense cadre réglementaire de la ville. Ces propositions s’inscrivent dans une plateforme plus large qui met l’accent sur des dépenses sociales expansives et une redistribution économique.
Zohran Mamdani, récemment élu maire de New York, a promis une série d’initiatives pour soutenir les petites entreprises, qui représentent environ 98 % des firmes de la ville et emploient plus de la moitié de la main-d’œuvre du secteur privé, selon les données de la ville citées par The Daily Wire et d’autres médias.
La plateforme plus large de Mamdani inclut des épiceries municipales, des bus gratuits, des garderies gratuites, des gels des loyers et un salaire minimum proposé de 30 dollars, aux côtés de changements ciblés dans la manière dont l’Hôtel de Ville traite les petites firmes.
En tant que partie de son agenda pour les petites entreprises, Mamdani s’est engagé à « réduire de moitié les amendes des petites entreprises, accélérer les permis et simplifier les demandes en ligne, et augmenter de 500 % le financement du soutien 1:1 aux petites entreprises », selon ses documents de campagne et déclarations publiques. Les partisans disent que ces étapes visent à corriger ce que même les critiques décrivent comme des systèmes municipaux punitivement lents et complexes, où les processus de permis et de conformité peuvent prendre des mois et consommer un temps et un argent considérables pour les propriétaires.
Au cœur de son approche se trouve la création d’un « Czar Mamans-et-Papas » — un nouveau poste ou bureau destiné à promouvoir les intérêts des petites entreprises en réduisant les amendes et frais et en coordonnant les efforts pour accélérer les permis et demandes. Mamdani a également proposé une forte augmentation de financement pour les Business Express Service Teams (BEST) de New York, qui fournissent une assistance individuelle aux petites entreprises pour les permis et la conformité réglementaire. Son plan appelle à porter le budget de BEST d’environ 5 millions de dollars à environ 25 millions de dollars, une augmentation de 500 %, selon des reportages de médias locaux et nationaux.
Les critiques, dont Nicole Huyer, chercheuse principale associée à The Heritage Foundation écrivant une opinion pour The Daily Wire, soutiennent que ces propositions ne font que peu pour affronter ce qu’elle décrit comme plus de 6 000 réglementations municipales imposant des coûts significatifs aux entreprises via des infractions liées aux règles du travail, exigences sanitaires et codes de construction. Huyer affirme que se concentrer sur la réduction des coûts de conformité sans supprimer ce qu’elle voit comme des règles « inutiles et pesantes » risque de créer de la confusion, un non-respect préjudiciable et des perceptions d’injustice pour les firmes ayant déjà investi massivement pour respecter les normes existantes.
Huyer et d’autres partisans de la déréglementation mettent en garde que l’expansion de programmes comme BEST et l’ajout d’un « Czar Mamans-et-Papas » pourrait accroître la bureaucratie et encourager une plus grande dépendance à l’aide gouvernementale, ce qui pourrait miner l’indépendance entrepreneuriale et évincer les services consultatifs du secteur privé. À leurs yeux, alléger le fardeau des petites entreprises devrait se centrer sur l’examen et l’élimination des réglementations obsolètes ou redondantes tout en préservant les sauvegardes essentielles, plutôt que d’ajouter de nouveaux bureaux et subventions par-dessus le recueil de règles actuel.
Les partisans de l’agenda de Mamdani rétorquent que réduire les amendes et frais, accélérer les permis et investir davantage dans un soutien pratique pourrait aider à inverser ce que certains analystes décrivent comme un exode des petites firmes de New York en rendant moins cher et plus simple de démarrer et maintenir une entreprise. Ils soutiennent que, combiné à son agenda plus large sur le logement, les transports et la garde d’enfants, le paquet petites entreprises vise à retenir les propriétaires, travailleurs et clients en ville et à renforcer les devantures locales qui définissent de nombreux quartiers.