Le ministre fédéral de l'Intérieur Alexander Dobrindt (CSU) veut assouplir l'interdiction d'emploi pour les demandeurs d'asile, leur permettant de travailler après trois au lieu de six mois. La proposition est saluée par l'Institut allemand de recherche économique (DIW) et le SPD, tandis que l'Union y voit un impact limité. L'annonce contraste avec les coupes prévues dans les cours d'intégration.
Alexander Dobrindt, ministre fédéral de l'Intérieur CSU, a annoncé ce week-end des plans pour assouplir l'interdiction d'emploi pour les demandeurs d'asile. À l'avenir, ils devraient pouvoir travailler après seulement trois mois, même si leur procédure d'asile est en cours et qu'ils n'ont pas encore été reconnus comme réfugiés. Cela fait partie de son 'Sofort-in-Arbeit-Plan' et vise à faciliter l'intégration. L'économiste Marcel Fratzscher du DIW et le SPD accueillent favorablement cette mesure. Fratzscher loue l'initiative comme sensée, car elle aide les demandeurs d'asile à s'intégrer dans la société, à nouer des contacts sociaux et à soulager le marché du travail. La mesure allège le fardeau des dépenses sociales des communes et répond à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée. L'Union, cependant, insiste sur un effet limité. L'annonce semble surprenante, compte tenu de l'accent précédent de Dobrindt sur des mesures restrictives en matière de migration pour contrer l'AfD. Elle vise à obtenir l'approbation du SPD pour la mise en œuvre nationale du Système européen commun d'asile (GEAS). Ce système prévoit le traitement des demandes d'asile de personnes ayant de faibles chances de reconnaissance aux frontières extérieures de l'UE, y compris celles en provenance de pays comme l'Égypte ou la Turquie. Une contradiction apparaît avec une annonce récente : Dobrindt prévoit des coupes dans le financement des cours de langue et d'intégration. Selon les critiques, de telles coupes entravent le succès sur le marché du travail, les compétences linguistiques étant essentielles.