La vice-présidente de la Commission VII du DPR RI, Evita Nursanty, a critiqué le plan d’importer 105 000 véhicules commerciaux d’Inde d’une valeur de 24,66 billions de roupies pour les besoins de Koperasi Desa Merah Putih. Elle a souligné que la capacité de production automobile nationale est suffisante pour répondre à ces exigences.
Jakarta, VIVA – La vice-présidente de la Commission VII du DPR RI, Evita Nursanty, a exprimé des inquiétudes concernant un contrat de 24,66 billions de roupies pour des véhicules commerciaux destinés aux opérations de Koperasi Desa (Kopdes)/Kelurahan Merah Putih. Le contrat porte sur l’importation de 105 000 unités provenant de deux fabricants indiens : 35 000 unités Scorpio Pikap de Mahindra & Mahindra, et 70 000 unités de Tata Motors composées de 35 000 Yodha Pikap et 35 000 Ultra T.7 Light Truck.Evita estime que cette acquisition à grande échelle devrait être une opportunité pour renforcer l’industrie automobile nationale. « Il s’agit d’une acquisition à très grande échelle. Son impact ne concerne pas seulement la logistique villageoise, mais aussi la structure de l’industrie automobile nationale », a-t-elle déclaré vendredi à Jakarta.Elle soutient la position du ministère de l’Industrie selon laquelle la capacité de production nationale de véhicules pick-up atteint environ un million d’unités par an. « Nous sommes d’accord avec le ministère de l’Industrie : les achats publics doivent être un instrument pour renforcer l’industrie nationale. Notre capacité de production nationale est tout à fait suffisante », a affirmé Evita avec fermeté.Evita a également recommandé de rationaliser les spécifications techniques des véhicules, en particulier concernant la transmission à quatre roues motrices (4x4). Selon elle, toutes les zones rurales n’en ont pas besoin. « S’il existe effectivement des zones aux conditions géographiques extrêmes nécessitant un 4x4, elles doivent être cartographiées spécifiquement. On ne peut pas généraliser. Il faut une étude des besoins basée sur des données et des conditions réelles sur le terrain », a-t-elle dit.Elle a ajouté que les véhicules 4x4 ont des prix d’achat et des coûts d’exploitation plus élevés que les 4x2, de sorte que l’efficience budgétaire doit être prise en compte. Par ailleurs, des réglementations telles que la loi n° 3 de 2014 et le règlement présidentiel n° 46 de 2025 exigent de prioriser les produits nationaux avec un niveau de composante nationale (TKDN) d’au moins 25 % ou une combinaison de TKDN et de pondération du bénéfice de l’entreprise d’au moins 40 %. Les importations ne sont autorisées que si les produits nationaux ne sont pas disponibles ou insuffisants en volume.