Un article d'opinion dans Capital Newspaper remet en cause une directive du ministère éthiopien du Travail et des Compétences obligeant les agences d'emploi à l'étranger à déposer tous les fonds exclusivement dans quatre banques désignées. L'auteur Dessalegn Sisay argue que cette mesure fausse les marchés et viole les lois éthiopiennes. Il appelle à son retrait immédiat.
Dans un article d'opinion publié le 15 mars 2026 dans Capital Newspaper, Dessalegn Sisay critique une directive du ministère éthiopien du Travail et des Compétences. La directive exige que les agences d'emploi à l'étranger déposent les frais de service, les cautions de garantie et les paiements de commissions exclusivement sur des comptes à la Commercial Bank of Ethiopia, Dashen, Abyssinia et Awash. Sisay la décrit comme « non seulement une mauvaise politique ; c'est un passage à l'illégalité », violant les principes économiques, les lois nationales, la Constitution et les obligations internationales. Sur le plan économique, il argue qu'elle crée un oligopole, augmente les coûts de transaction, réduit le volume des échanges et nuit à la concurrence entre les banques agréées. Sur le plan juridique, l'article affirme qu'elle empiète sur l'autonomie de la National Bank of Ethiopia (NBE) en vertu de la Proclamation n° 1359/2025, sur la liberté contractuelle du Code commercial éthiopien, et sur les droits constitutionnels aux articles 41 et 25. Elle risque également de violer les engagements liés à l'accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en restreignant les services financiers. Sisay exhorte le ministère à retirer immédiatement la directive, suggérant plutôt que la NBE établisse des normes pour toutes les banques agréées. « Le ministère du Travail et des Compétences n'est pas une banque centrale, et il doit cesser de se comporter comme telle », écrit-il. L'article insiste sur le fait que la vraie sécurité provient d'un secteur financier concurrentiel, et non du favoritisme envers certaines banques.