Le secteur immobilier égyptien fait l'objet d'une transformation complète pour renforcer la transparence, standardiser les pratiques et attirer les investissements étrangers, selon Ahmed Ibrahim, vice-président de l'Autorité des nouvelles communautés urbaines pour la planification et les projets et vice-ministre du logement.
Ahmed Ibrahim, vice-président de l'Autorité des nouvelles communautés urbaines pour la planification et les projets et vice-ministre du logement, des services publics et des communautés urbaines, a exposé les efforts visant à moderniser le secteur immobilier égyptien lors de la Conférence annuelle sur l'immobilier de l'AmCham Egypt intitulée « Egypt Rising: Real Estate as a Regional Powerhouse » mardi. Les réformes insistent sur le resserrement des réglementations, la numérisation des procédures et la résolution des défis structurels qui ont miné la confiance des investisseurs et l'efficacité du marché. Ibrahim a mis en avant la nécessité d'une licence professionnelle stricte pour les acteurs de l'immobilier, s'inspirant du modèle canadien qui exige des formations et autorise la révocation de la licence en cas d'infractions. Des progrès sont également réalisés pour standardiser les mesures immobilières, notamment en distinguant les surfaces nettes des brutes, afin de favoriser la transparence et de régler les divergences entre développeurs, consultants, municipalités et registre immobilier. Pour ce faire, une base de données immobilière centralisée est en cours de développement, accessible en ligne et indiquant les valeurs des biens en livres égyptiennes et dollars américains pour faciliter les études de faisabilité. Il a révélé le déploiement d'une plateforme numérique unifiée pour les exportations immobilières, en coordination avec les ministères des communications, de la justice et de l'intérieur, qui reliera les autorités municipales au registre immobilier et permettra aux acheteurs non égyptiens d'acquérir et d'enregistrer des propriétés via un processus simplifié et transparent. Par ailleurs, l'« Urban Observatory » de l'Autorité des nouvelles communautés urbaines sera activé pour collecter et analyser les données urbaines des nouvelles villes, constituant une référence essentielle pour les investisseurs et les décideurs politiques. Selon Ibrahim, ces réformes combinées en matière de réglementation, de numérisation et de standardisation des données permettront d'établir le marché immobilier égyptien comme un hub plus transparent, organisé et attractif pour les investisseurs.