Le président français Emmanuel Macron a proposé jeudi un moratoire sur les frappes visant les infrastructures civiles au Moyen-Orient, en particulier les sites énergétiques. Il a indiqué avoir échangé avec Donald Trump et l’émir du Qatar après des attaques sur des installations gazières en Iran et au Qatar. Cette initiative vise à préserver les populations civiles et la sécurité des approvisionnements énergétiques.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi 18 mars 2026 un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques et hydrauliques. Dans un message publié sur X, il a déclaré : « Il est d’intérêt commun de mettre en œuvre sans délai un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, en particulier les infrastructures énergétiques et hydrauliques ». Il a expliqué avoir contacté le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, après des frappes ayant touché des « sites de production gazière en Iran et au Qatar » depuis la veille. « Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l’escalade militaire », a-t-il ajouté. Cette proposition intervient dans un contexte d’escalade : l’Iran a menacé de détruire des infrastructures énergétiques américaines en cas de nouvelle attaque, tandis que des sites gaziers qataris ont subi des « dommages considérables » après une frappe iranienne, avec un incendie désormais sous contrôle. Israël a revendiqué des frappes sur des installations iraniennes, dont le champ gazier South Pars/North Dome partagé avec le Qatar. Parallèlement, la France et l’Allemagne coordonnent leurs efforts diplomatiques pour une désescalade, avec une visite de Jean-Noël Barrot en Allemagne et une rencontre Macron-Merz prévue.