Le cabinet du ministre délégué à l'Industrie Sébastien Martin a déclaré qu'aucune rupture d'approvisionnement liée à la guerre au Moyen-Orient n'a été constatée en France, après une réunion avec des acteurs économiques. Les autorités appellent toutefois à la vigilance face aux tensions sur les prix des matières premières et de l'énergie. Les prix du gaz européen ont bondi de plus de 24 % suite à une attaque iranienne sur le site qatari de Ras Laffan.
Le 19 mars 2026, à l'issue d'une réunion au ministère de l'Économie à Bercy, le cabinet de Sébastien Martin, ministre délégué à l'Industrie, a indiqué qu'« aucune rupture d'approvisionnement n'est constatée » en lien avec la guerre au Moyen-Orient. Plusieurs organisations patronales (Medef, CPME, France Industrie, UIMM) et fédérations sectorielles (FEBEA, A3M, GIFAS, France Chimie), ainsi que des entreprises comme Suez, Novo Nordisk, Safran, Aluminium France, Eramet, LVMH et Alstom, ont participé à cette rencontre pour évaluer les impacts industriels en France. Un participant a décrit « une impression de vrai calme » chez les industriels, « pas de panique, les entreprises sont plutôt sereines, mais vigilantes ». Fabrice Le Saché, vice-président du Medef, a évoqué « une inquiétude, mais pas de panique », notant que « le conflit perdure » et diffère de la crise ukrainienne par son ampleur mondiale. Parallèlement, les marchés de l'énergie ont réagi vivement : le gaz européen (TTF néerlandais) a grimpé de plus de 24 %, atteignant 67,85 euros le mégawattheure, après des frappes iraniennes sur le complexe de Ras Laffan au Qatar, causant des « dommages considérables » selon QatarEnergy. Le détroit d'Ormuz, transitant 20 % du gaz mondial, est paralysé. Bercy insiste sur l'accélération de l'électrification, la sécurisation des intrants critiques et un agenda de compétitivité européen, promettant un dialogue continu avec les industriels.