Depuis Athènes, Emmanuel Macron a déclaré ce samedi qu'il n'y a aucune pénurie de carburant à envisager en France en raison de la guerre au Moyen-Orient. Il a mis en garde contre les comportements de panique qui pourraient créer de telles pénuries. Le président a réaffirmé que la situation reste sous contrôle.
Emmanuel Macron s'est voulu rassurant lors d'une conférence de presse à Athènes. Interrogé sur les risques de pénurie évoqués par Patrick Pouyanné, patron de TotalEnergies, qui a estimé qu'un blocage prolongé du détroit d'Ormuz pendant deux ou trois mois plongerait la France dans une ère de pénurie énergétique, le président a écarté ce scénario.
«On n’est pas dans le scénario qui est un des scénarios du pire que vous avez décrit, qui n’est aujourd’hui pas le plus probable», a-t-il affirmé. Il a ajouté : «Je me garderais bien de faire de la politique-fiction, parce que (...) je sais comment la psychologie peut se comporter.»
Macron a insisté sur le fait que «la pire des choses, dans ces moments-là où il y a des tensions, de l’incertitude géopolitique, c’est que ces tensions soient accrues par des comportements de panique». Selon lui, «la pénurie, on la crée par ces comportements de panique eux-mêmes».
Malgré l'impact sur les prix, «la situation est contrôlée» et «aujourd’hui, la situation ne nous fait envisager aucune pénurie», a conclu le chef de l’État. Il a appelé à une réouverture complète du détroit d’Ormuz, conforme au droit international et sans péage.