Les pénuries restent absentes mais les hausses de prix s'intensifient pour les entreprises françaises en raison du conflit au Moyen-Orient qui dure depuis plus de deux mois.
Patrick Martin, président du Medef, a exprimé une vive inquiétude lors d'un entretien le 4 mai. Il a souligné qu'une alerte majeure pesait sur l'activité économique en raison de la guerre qui a débuté le 28 février.
Thierry Le Hénaff, PDG d'Arkema, a confirmé lors de la présentation des résultats trimestriels le 6 mai que les entreprises avaient évité toute rupture d'approvisionnement jusqu'ici. Il a toutefois noté que les risques augmentent avec la prolongation du conflit.
Les hausses de prix touchent déjà certains produits et devraient s'accentuer, selon les dirigeants. La fermeture du détroit d'Ormuz n'a pas entraîné les ruptures redoutées, même si un navire de CMA CGM a été touché mardi.