La plupart des banques françaises relèvent leurs taux de crédit immobilier en avril, dans un contexte d'incertitude lié à la guerre en Iran et au blocage du détroit d’Ormuz. Les taux des obligations d’État françaises à 10 ans ont atteint près de 3,90 % vendredi, un niveau inédit depuis 2009. Philippe Crevel, du Cercle de l’Épargne, souligne le lien étroit entre ces taux et ceux des prêts immobiliers.
La guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz renchérissent non seulement les prix des carburants, mais aussi les taux de crédit immobilier en France. Plusieurs banques ont annoncé des hausses de leurs barèmes pour avril, en moyenne de 0,10 point, et jusqu’à 0,30 point pour l’une d’elles.
Vendredi, le taux de l’OAT 10 ans, obligation assimilable du Trésor française, s’est élevé à près de 3,90 %, un pic rappelant la crise des subprimes de 2009. Ce mouvement des taux à long terme influence directement les prêts aux particuliers. « Les deux sont extrêmement liés », explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne.
Les établissements bancaires ajustent ainsi leurs offres face à l’incertitude économique et politique. Cette remontée complique les projets immobiliers des Français, alors que les prêteurs publient traditionnellement leurs barèmes de manière dispersée.