Alors que la guerre américano-israélienne contre l'Iran entre dans sa deuxième semaine, les prix du pétrole ont grimpé à 104-120 $ le baril en raison des blocus du détroit d'Ormuz, intensifiant les craintes d'inflation et de hausse des coûts du carburant en Afrique du Sud. Avec le rand à R16,90/$, les analystes prévoient un essence au-dessus de R23/litre et de potentielles hausses de taux de la SARB.
S'appuyant sur les frappes initiales de la semaine dernière qui ont tué le guide suprême iranien Ali Khamenei et fermé le détroit d'Ormuz, le conflit a maintenant perturbé 20 % du pétrole mondial pendant plus d'une semaine. Le Brent s'est établi à 104 $/baril après avoir culminé près de 120 $, avec un gain journalier de 30 % — le plus important en près de cinq ans — rappelant les tensions Russie-Iran de 2022. Les tensions Russie-Iran de 2022 s'en rapprochent. Le rand sud-africain s'est affaibli à R16,90/$ contre R15,90 avant le conflit, faisant grimper les estimations pour l'essence sans plomb 93 de plus de R3/litre à R23,30 — proche du record de 2022 de R26,31. Annabel Bishop d'Investec avertit qu'un pétrole soutenu au-dessus de 110 $ et un rand sous R16,80 pourraient porter l'IPC du T2 2026 au-dessus de 4 %, entraînant des hausses de taux à partir du taux repo actuel de 6,75 % (IPC janv. : 3,5 %). La SARB révise ses scénarios en vue de sa réunion du MPC du 26 mars, le gouverneur Lesetja Kganyago évaluant la persistance du choc. Les impacts plus larges incluent l'agriculture : 80 % des importations d'engrais de 2 millions de tonnes de l'Afrique du Sud subissent des retards, selon Wandile Sihlobo, rappelant les effets Russie-Ukraine. L'industrie automobile met en garde contre les coûts répercutés sur les consommateurs. Les ministres du G7 envisagent des libérations de 200-300 millions de barils des SPR via l'AIE.