L'Union des Armateurs à la Pêche Française (UAPF) et l'Association nationale des Organisations de Producteurs (ANOP) alertent sur les difficultés causées par l'explosion des prix du gazole depuis le conflit au Moyen-Orient. Certains navires opèrent à perte et d'autres risquent de rester à quai. Ils attendent des aides gouvernementales adaptées.
Dans un communiqué du 21 mars 2026, l'UAPF et l'ANOP soulignent que les coûts du gazole, principal poste de dépense des pêcheurs, ont bondi de plus de 80 % depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qualifié de 'guerre en Iran' dans les sources. « La situation est aujourd’hui critique », écrivent-elles, notant que « certains navires opèrent déjà à perte, et d’autres s’apprêtent à rester à quai ». Cela risque des arrêts forcés et une désorganisation des chaînes d'approvisionnement en produits de la mer. Les pêcheurs ne peuvent répercuter ces hausses sur les prix de vente, fixés aux enchères. « C’est simple, nous ne sommes absolument pas maîtres du prix d’achat de notre poisson, qui n’est d’ailleurs jamais le même d’un jour à l’autre », explique Jérôme Jourdain, secrétaire général adjoint de l’UAPF. Les organisations espèrent un arbitrage gouvernemental d'ici le 23 mars, après les élections municipales. Elles critiquent les aides potentielles, rappelant celles de 2022 (35 centimes par litre), limitées aux pleins en France et aux entreprises, excluant des thoniers comme Via Ocean (ex-Saupiquet), qui a cessé son activité. Bercy ne confirme rien. L'Italie offre jusqu'à 25 centimes par litre et l'Espagne environ 20 centimes.