Marine Le Pen, leader du Rassemblement national, a déclaré que la taxation des surprofits de TotalEnergies serait nécessaire si le plafonnement des prix des carburants ne protège pas suffisamment le pouvoir d'achat des Français. TotalEnergies limite actuellement l'essence sans plomb à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euros. Cette mesure vise à contrer la hausse des prix due à la guerre au Moyen-Orient.
Samedi 2 mai 2026, lors d'une déambulation à la foire de Sens dans l'Yonne, Marine Le Pen a commenté l'initiative de TotalEnergies. «Total eux-mêmes se rendent compte qu'il faut qu'ils fassent cet effort et ils ont donc décidé de plafonner leurs prix. Moi, la seule chose que je souhaite, c'est que ça bénéficie au pouvoir d'achat des Français et après on fera les comptes», a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté : «Entre la proposition que nous avons faite (la taxation) et le fait qu'ils plafonnent les prix, nous verrons si effectivement ça correspond à la contribution que nous souhaitons obtenir». Marine Le Pen a nié pratiquer du «Total bashing», qualifiant l'entreprise de «champion national» dont «on est très fier».
Mercredi dernier, elle avait jugé «normal» de taxer les surprofits de TotalEnergies, dont le bénéfice net a bondi de 51 % au premier trimestre grâce à la hausse des prix liée à la guerre au Moyen-Orient. Jordan Bardella, président du RN, avait quant à lui déclaré que cette imposition n'était «pas la priorité».
Marine Le Pen a réaffirmé ne pas voir de divergences économiques au sein du RN avec Bardella. Elle a renouvelé son appel à une baisse de la fiscalité sur les carburants, proposant une réduction de la TVA de 20 % à 5,5 %. À Sens, elle a été accueillie par des sympathisants mais aussi par une manifestation hostile réclamant sa comparution en justice.