Les leaders de la jeunesse ethnique à travers le Nigeria ont accueilli favorablement une décision de justice confirmant le lancement du nouveau régime fiscal le 1er janvier 2026, la qualifiant de victoire pour les intérêts économiques nationaux. Ils ont exhorté à la patience et au soutien pendant la mise en œuvre pour favoriser une stabilité à long terme. Cette décision lève les obstacles juridiques au milieu des réformes en cours visant à relever les défis fiscaux.
Un tribunal fédéral de grande instance au Nigeria a statué lundi autorisant la mise en œuvre du nouveau régime fiscal à compter du 1er janvier 2026, en rejetant une plainte déposée par les Incorporated Trustees of African Initiative for Abuse Public Trustees. La plainte visait la République fédérale du Nigeria, le président, l’avocat général, le président du Sénat, le président de la Chambre des représentants et l’Assemblée nationale, alléguant des divergences dans les lois fiscales existantes. Le tribunal a ordonné au gouvernement fédéral, au Federal Inland Revenue Service (FIRS) et à l’Assemblée nationale de procéder.
En réaction, les leaders de la jeunesse ethnique des groupes Arewa, Ohanaeze, Oduduwa, Middle Belt et South South ont publié un communiqué conjoint mardi, signé par Mallam Kabiru Yusuf en tant que co-convocateur. Ils ont qualifié cette décision de résultat « populaire, progressiste et bénéfique pour la nation » renforçant l’indépendance judiciaire et l’État de droit. « La décision du tribunal autorisant la mise en œuvre de la nouvelle loi fiscale est une victoire pour l’intérêt national face aux considérations politiques ou sectorielles étroites », indique le communiqué.
Les leaders ont mis en lumière les maux économiques du Nigeria, notamment la surdépendance aux revenus pétroliers, la faiblesse des recettes internes, les infrastructures médiocres et la capacité fiscale limitée. Ils ont argué que cette réforme est essentielle pour renforcer la génération de recettes, réduire l’endettement et créer un cadre équitable. Les jeunes d’Arewa ont qualifié cette décision d’étape « audacieuse, opportune et patriotique » vers une croissance durable.
Tout en reconnaissant un possible inconfort initial pour les citoyens et les entreprises, les groupes ont souligné les sacrifices à court terme au profit de bénéfices à long terme tels que des services publics améliorés et une prospérité partagée. Ils ont appelé à la patience des jeunes, des commerçants et des petits entrepreneurs, exhortant le gouvernement à assurer une mise en œuvre juste et transparente protégeant les bas revenus. « Aucune nation ne se développe sans un système fiscal fonctionnel et transparent », note le communiqué d’Arewa.
Les leaders de la jeunesse ont également mis en garde contre la politisation de la réforme, insistant sur l’unité nationale et appelant les parties prenantes à éviter la désinformation ou l’incitation. Ils se sont engagés à soutenir les politiques favorisant le renouveau économique et la cohésion.