Le Mouvement national d'opposition a exhorté le président Tinubu à suspendre immédiatement un nouveau régime fiscal prévu pour janvier 2026, arguant qu'il aggravera les difficultés des Nigérians pauvres au milieu de la pauvreté et de l'insécurité croissantes. S'exprimant à Abuja, le groupe a qualifié la politique d'assaut contre les moyens de subsistance des citoyens ordinaires. Ils ont appelé à des consultations nationales et à des protections pour les groupes vulnérables.
Le Mouvement national d'opposition (NOM) a tenu une conférence de presse au Shehu Yar’adua Centre à Abuja le mercredi 17 décembre 2025, pour protester contre les réformes fiscales à venir. Le groupe a averti que le nouveau régime, effectif à partir de janvier 2026, imposerait des charges indues aux Nigérians déjà confrontés à la pauvreté, au sans-abrisme, à l'insécurité et à des coûts de la vie élevés.
Le NOM a souligné la situation dramatique du pays, déclarant : « À aucun moment dans l'histoire du pays la vie n'a été aussi courte, aussi brutale et aussi misérable pour les citoyens. » Ils ont cité des indices économiques mondiaux classant le Nigeria comme ayant la plus faible qualité de vie, même inférieure à celle de voisins comme le Bénin, le Togo et le Niger. Le mouvement a accusé le gouvernement fédéral sous la présidence de Bola Tinubu de privilégier les intérêts politiques au détriment du bien-être public, qualifiant le plan fiscal « d'assaut contre les moyens de subsistance des Nigérians ordinaires ».
Les détails de la politique incluent l'obligation pour tous les adultes en âge imposable de soumettre des déclarations entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, avec des sanctions en cas de non-respect. Les propriétaires d'entreprises doivent soumettre des déclarations pour tous les employés, indépendamment de leur niveau de revenu, et un numéro d'identification fiscale est obligatoire. Le NOM a relevé des défis tels que plus de 70 millions de Nigérians au chômage et un accès limité à internet, qualifiant ces mesures « d'insensées » et d'« racket exploiteur ». Ils ont ajouté que les travailleurs à bas salaires, touchés par la suppression des subventions et des tarifs élevés, seraient lourdement imposés malgré des revenus inférieurs au salaire minimum.
Le groupe a critiqué le manque de transparence, citant un mémorandum entre le Federal Inland Revenue Service et une agence française, et a dénoncé la corruption dans les organismes de recettes des États. Le NOM a exigé la suspension immédiate de la mise en œuvre, des consultations nationales avec les syndicats, la société civile, les PME, les professionnels et les États, ainsi que des protections sociales liées aux réformes. Ils ont plaidé pour taxer « le luxe, les profits excessifs, les monopoles et la corruption, pas la pauvreté ».
Dans une déclaration finale, le NOM a réaffirmé sa solidarité avec les travailleurs, les commerçants, les professionnels et les petites entreprises, jurant de résister aux politiques qui punissent les pauvres. Ils ont averti que l'imposition forcée du plan sans modifications pourrait provoquer des troubles sociaux et économiques, contribuant à la crise de gouvernance non responsable en Afrique de l'Ouest.