Le récent sommet ukrainien en Floride entre le président américain Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s’appuie sur des discussions antérieures, comme la réunion de Berlin, mais révèle des défis persistants. Peu de progrès face à l’intransigeance russe, les dirigeants européens sont exhortés à renforcer leur soutien pour éviter une défaite ukrainienne.
Suite aux discussions de Berlin début décembre — où Zelenskyy a signalé sa disponibilité pour des concessions comme un cessez-le-feu, des élections avec garanties de sécurité et une zone démilitarisée —, le sommet de Floride avec Trump a mis en évidence les obstacles persistants à la paix.
Depuis son investiture en janvier 2025, Trump a exprimé l’espoir d’une résolution rapide, y compris par des déclarations récentes et un appel pré-sommet à Vladimir Poutine. Cependant, Poutine n’a montré aucune flexibilité, poursuivant les bombardements de civils — même à Noël — et insistant sur le recours à la force si nécessaire. Des responsables russes, comme le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ont accusé l’Ukraine de terrorisme et présenté l’Europe comme l’agresseur.
Les commentaires de Trump, comme affirmer que « la Russie souhaite le succès de l’Ukraine », font écho aux narratifs du Kremlin, tandis que le discours annuel de Poutine a reporté la responsabilité du cessez-le-feu sur Kiev et vanté l’économie russe.
Le sommet n’a produit que des promesses de pourparlers ultérieurs, la guerre risquant de se prolonger jusqu’à l’épuisement. Alors que la politique américaine évolue, l’Europe est invitée à intensifier les sanctions et à accélérer les livraisons d’armes, y compris les missiles Taurus allemands, pour éviter des conséquences plus larges d’un revers ukrainien.