Depuis septembre 2024, des contrôles sont en place à toutes les frontières internes allemandes, entraînant environ 140 millions d'euros de coûts supplémentaires pour la police fédérale d'ici fin décembre 2025. Les dépenses couvrent les heures supplémentaires, indemnités et coûts opérationnels. La députée de Die Linke Clara Bünger critique la mesure comme une politique symbolique coûteuse.
Les contrôles frontaliers introduits en septembre 2024 à toutes les frontières internes allemandes ont coûté environ 140 millions d'euros d'ici fin décembre 2025. Ces «coûts supplémentaires liés à la mission» pour la police fédérale incluent les heures supplémentaires, indemnités, exploitation des points de contrôle, consommation de matériel, ainsi que les frais d'hébergement et de repas. Cela ressort d'une réponse du ministère fédéral de l'Intérieur à une question de la députée de Die Linke Clara Bünger, disponible auprès du RedaktionsNetzwerk Deutschland (RND). ↵↵Fin juin 2025, les dépenses s'élevaient à 80,5 millions d'euros, plus 59,5 millions d'euros dans la seconde moitié de l'année. Le ministère précise que les coûts d'heures supplémentaires sont une «valeur calculée» qui ne devient effective que si un temps de compensation ne peut être accordé dans les 12 mois. Hors ces coûts d'heures supplémentaires, les dépenses réelles s'élèvent à 78,2 millions d'euros. ↵↵Du 5 août au 31 décembre 2025, 14 129 personnes ont été refoulées aux frontières terrestres, dont 552 demandeurs d'asile. Le ministre fédéral de l'Intérieur Alexander Dobrindt (CSU) a récemment prolongé les contrôles de six mois supplémentaires au-delà du 15 mars. ↵↵Clara Bünger, porte-parole de Die Linke sur la politique migratoire, a qualifié ces chiffres de «bilan dévastateur». Elle a déclaré à RND : «140 millions d'euros de coûts pour des contrôles frontaliers illégaux dont l'effet pratique et la légalité sont très discutables. Nous ne pouvons plus nous permettre cette politique symbolique de dissuasion coûteuse». Bünger exige l'arrêt immédiat des contrôles et s'oppose à la restriction d'accès aux cours d'intégration.