Dans le contexte de la crise persistante dans le détroit d'Ormuz, et en l'absence de cessez-le-feu durable malgré une trêve précédente entre les États-Unis, Israël et l'Iran, la marine allemande a commencé à planifier concrètement un déploiement éventuel pour sécuriser le détroit. Le ministre de la Défense Boris Pistorius a souligné les conditions préalables, notamment un cadre juridique et un mandat du Bundestag.
Le ministre de la Défense Boris Pistorius (SPD) a déclaré lors de l'émission «Bericht aus Berlin» sur ARD que la planification était en cours, incluant une coordination avec des partenaires sur la composition de la mission. Toutefois, le projet n'en est qu'à un stade préliminaire, car un cessez-le-feu durable, une base juridique et l'approbation du Bundestag font encore défaut. «Nous en sommes encore loin», a-t-il noté. Pistorius a souligné l'expertise de l'Allemagne au sein de l'OTAN en matière de déminage, la positionnant comme un contributeur clé si les conditions sont réunies. Le chancelier Friedrich Merz (CDU) a rappelé des conditions préalables similaires — une résolution de l'ONU et une décision du Bundestag — lors de la récente conférence sur Ormuz initiée par la France. Le soutien parlementaire reste incertain. La mission nécessiterait une priorisation des tâches en raison de la limitation des équipements. Plus de 20 attaques contre des navires marchands ont mis à rude épreuve même l'US Navy. Pistorius a mis en garde contre toute intervention sans implication des États-Unis, citant leur connaissance supérieure de la situation, et a présenté cette démarche comme relevant de l'intérêt de l'Allemagne, en tant que troisième économie mondiale, à garantir la liberté de navigation — et non comme un signal adressé au président américain Donald Trump.