Les Gardiens de la révolution iraniens ont averti qu’ils réagiraient sévèrement contre tout navire militaire traversant le détroit d’Ormuz, après le passage de deux destroyers américains pour une opération de déminage. Cette menace intervient alors que des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran ont débuté au Pakistan. La navigation dans cette voie stratégique reste entravée par des mines posées par Téhéran.
Les Gardiens de la révolution, armée idéologique de l’Iran, ont déclaré que «toute tentative de navires militaires de franchir le détroit d’Ormuz fera l’objet d’une réaction sévère». Le commandement naval des Gardiens dispose de «l’autorité totale pour gérer intelligemment le détroit d’Ormuz», et le passage ne serait «accordé qu’aux navires civils dans des conditions spécifiques», selon la télévision d’État iranienne (Irib).
Cette annonce fait suite au passage de deux destroyers de l’US Navy, annoncé par le Centcom. Les navires ont franchi le détroit «dans le cadre d’une mission plus large visant à s’assurer que le détroit est entièrement débarassé des mines marines précédemment posées par les Gardiens de la Révolution iraniens». L’amiral Brad Cooper, chef du Centcom, a indiqué que «des forces américaines supplémentaires, y compris des drones sous-marins, se joindront aux efforts de déblayage dans les jours prochains».
Parallèlement, des négociations directes entre délégations américaine, menée par le vice-président J.D. Vance, et iranienne ont débuté à Islamabad, au Pakistan. Deux sessions se sont déjà tenues, une troisième étant probable. Donald Trump a affirmé «cela m’est égal» si un accord est conclu ou non, ajoutant que les États-Unis «gagnons de toute manière».
La réouverture du détroit, bloqué depuis le début de la guerre le 28 février, est une condition clé du cessez-le-feu entré en vigueur mercredi. Emmanuel Macron a appelé l’Iran à «saisir l’opportunité» des discussions pour une «désescalade durable».